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| | Stargate Twilight I : Le Crépuscule des dieux | |
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| Auteur | Message |
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Millstone Commandant Cyborg


Nombre de messages: 617 Age: 26
 | Sujet: Stargate Twilight I : Le Crépuscule des dieux Mer 18 Juin 2008 - 10:22 | |
| Avant-propos
Cette nouvelle fan-série tombe dans la catégorie des future-fics. Elle correspond à ma vision de l’avenir lointain de l’univers de Stargate à partir de son premier téléfilm : Stargate The Ark of Truth. Quelques spoilers sont donc à prévoir dans le courant de l’histoire. Plus important est le fait que je me désintéresse complètement des conséquences que pourrait avoir le second téléfilm, Stargate Continuum, ainsi que de la saison 5 de Stargate Atlantis. Le téléfilm s’annonce comme prometteur en tant que tel mais proche du nimportnawak par rapport à la chronologie générale. Quant à la saison 5 de SGA, je ne compte même pas la regarder.
Cette fan-série entretient un rapport particulier avec certaines de mes anciennes fics que sont Wormhole X-trapolis !, Vanité, Le Navigo, Sur les Traces d’Amalthée et Le Bibliothécaire, toutes laissées sans suite ou inachevées. Elle n’en est pas la continuation, aussi ne lui cherchez pas de cohérence avec elles. Toutefois : # Le scénario central en sera celui que je projetais pour Vanité. # Le narrateur en sera le protagoniste principal de Sur les Traces d’Amalthée, désormais tel que je comptais le voir évoluer sur le long terme. # Une trame secondaire (mais non gratuite) en sera celle que je voulais développer dans Le Bibliothécaire. # Une mise en abîme (totalement gratuite) fera reprendre du service aux personnages de Wormhole X-trapolis ! et du Navigo (entendez par là qu’ils seront une fiction dans la fiction). Ceci sera à peu prés tout ce que nous verrons de Pégase dans cette fan-série.
Avec cette fic, j’adopte un nouveau genre : celui de la narration par flash-back. L’histoire commence par la fin et le narrateur en viendra occasionnellement à vous narrer ce qu’un autre personnage lui a rapporté de ses propres mésaventures, ce qui équivaudra à un changement temporaire de narrateur. Rien de très sorcier là-dedans mais c’est encore inhabituel chez moi.
L’honnêteté m’oblige à reconnaître que le paysage le plus alien dans lequel se déroulera l’action est un plagiat du jeu vidéo Twilight Princess, de la série des Legend of Zelda. Je pousserai même le vice jusqu’à parler ouvertement du Crépuscule et à faire de son bannissement un enjeu central. Mais je compte assembler tout cela à partir d’éléments de Stargate.
Sans doute me faut il aussi préciser que non, Le cri des Aellos n’est pas abandonné. C’est juste que je ne me suis pas encore suffisamment remis de la saison 4 pour poursuivre sa rédaction.
Enfin, je vais vous demander de patienter un peu avant de pouvoir lire le début de cette nouvelle fan-série. |
|  | | Millstone Commandant Cyborg


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 | Sujet: Re: Stargate Twilight I : Le Crépuscule des dieux Mer 18 Juin 2008 - 22:08 | |
| Je suis dans une période un peu difficile en ce moment. Cette nouvelle fic a bien commencé mais pas assez bien. J'ai donc décidé de la réécrire depuis le début. Je garde les posts de l'ancienne version dans des tiroirs à spoilers. La nouvelle version sera postée à la suite.| Spoiler: | | | [SG!] 
Le Crépuscule des Dieux Je me souviens de mon premier séjour sur la Tau’ri. Une fois n’est pas coutume, je n’avais entrepris ce voyage qu’à seule fin d’y faire du tourisme. C’est que je voulais voir cette planète qui avait tant fait parler d’elle et par laquelle était venu le déclin de mon espèce. On pourrait m’objecter que ma science infuse me dressait déjà un portrait assez complet de ce monde et que j’aurais fort mauvais goût de prétendre avoir voulu le voir de mes propres yeux. Il demeure que mes souvenirs ancestraux avaient grand besoin d’une mise à jour et que, voilà, j’y étais. De cette visite, je garde hélas une certaine déception. La Tau’ri surprenait autrefois par le contraste entre son apparente insignifiance et l’ampleur des enjeux pesant sur elle. Elle possède à présent, j’en conviens, plus qu’il n’en faut pour impressionner ses visiteurs. Mais j’y ai retrouvé, somme toute, les mêmes préoccupations que partout ailleurs dans la Voie Lactée. De ce monde, plus personne ne craint ou n’espère quoi que ce soit de particulier. Tout au plus dira-t-on que la Tau’ri est devenue un acteur majeur de l’astropolitique voielactienne, avec dans la voix aussi peu de passion qu’il convient à ces termes. Les événements de l’Arche de Vérité étaient survenus il y a de cela mille ans et des poussières. Une page de l’Histoire avait été tournée.
Pourquoi évoquer ce séjour ? Simplement à cause d’une image que j’y avais vue, placardée sur un mur. Elle était à moitié déchirée et en partie recouverte par une autre affiche vantant les mérites de ce que j’appellerai par pudeur une agence de rencontres. Mais on y distinguait encore clairement le dessin d’un petit poisson sur le point d’être gobé par un gros poisson, lequel en cet instant aurait mieux fait de se soucier du poisson encore plus gros derrière lui. Cette image m’avait étonné à cette époque. À présent, la triste situation qui est la mienne me la rappelle avec insistance.
Je me trouve à bord d’un vaisseau de classe Hat’ak. Il n’est de nos jours même plus nécessaire de préciser qu’il s’agit d’un modèle modifié. L’équipage n’est pas exactement des plus amical à mon égard mais nous sommes présentement liés par un marché honnête, une chose envers laquelle les Hébridans font normalement preuve de respect. Le problème vient du fait que ce vaisseau a été pris en chasse par un autre bâtiment, lequel est au moins deux fois aussi large que lui. Ses intentions sont évidemment tout sauf pacifiques. Mais ce gros vaisseau se trouve lui-même poursuivi par une chose monstrueuse. Il va de soi que, s’il nous rattrape, il ne nous mangera pas, mais se contentera de nous pulvériser. La chose derrière lui, en revanche, menace littéralement de l’avaler, ses mandibules paraissant presque déjà à son contact. La raison pour laquelle nos premiers assaillants n’ont pas abandonné notre poursuite me dépasse. Un chasseur se sachant chassé sait cesser sa chasse, non ? Cela est d’autant plus rageant que le monstre nous laisserait certainement en paix le temps d’attraper la plus grosse des deux proies. Peut-être n’ont-ils justement pas voulu nous faire ce plaisir ? Si tel est le cas, alors c’est l’un des actes les plus mesquins qu’il m’ait été imposé de voir dans ma longue vie.
Vous vous demandez peut-être comment j’en suis arrivé là ? Laissez-moi vous narrer cette glorieuse épopée, dusse-t’elle connaître une fin tragique.
Tout a commencé sur Lucia. Je m’y trouvais pour un rendez-vous entre goa’ulds, lequel se tenait dans une taverne pas trop mal tenue selon les standards de cette planète. On y servait l’alcool dans des verres encore vaguement transparents et l’on n’y provoquait pas les étrangers, ce qui faisait largement notre affaire. Il s’y trouvait quatre de mes congénères. L’un d’eux paraissait un homme d’un âge très avancé. Au son de sa voix, on le devinait encore à l’état larvaire. Sans doute s’appuyait-il sur la sénilité de son hôte pour conserver le contrôle. Le second habitait un unas et j’avais été incapable de le reconnaître comme étant de notre sang avant qu’il commence à parler. Il devait être tout juste sorti de nos vieux marécages, là où aucun naquadah n’était venu renforcer son être. Le troisième puait l’ash’rak. Cela se sentait à sa façon de détailler ses interlocuteurs, un peu comme s’il voulait leur tatouer des lignes en pointillés sur le corps. Le quatrième était l’instigateur de la rencontre. Il était arrivé le dernier et avait eu l’audace d’illuminer brièvement ses yeux, quand bien même cela aurait pu nous attirer à tous de graves ennuis. Je lui sentais l’arrogance de la jeunesse, laquelle était vive chez ceux de notre race. Il s’était trouvé un hôte qui aurait été du goût de Râ, de sorte qu’un simple humain pouvait être aussi bon juge de son caractère que moi-même. Malgré un hôte faisant la quarantaine, je devais leur apparaître à tous comme le doyen du groupe. Une part de moi suspectait le jeune conquérant de ne m’avoir voulu à cette réunion que pour le plaisir de commander un aîné. Durant tous ces siècles, j’en avais compté des comme lui à la pelle.
Ce dont il voulait nous parler était une affaire entendue. Les habitants d’un monde oublié venaient de déterrer leur chapa’aï. Ils avaient discrètement fait leurs premiers pas dans cette drôle de galaxie qu’ils découvraient autour d’eux mais notre petit malin les avait repérés. À présent, il fallait que quelqu’un se charge de leur apporter tout le confort moderne. Ce quelqu’un serait lui, avec tout ce que cela impliquait, mais il avait besoin de personnes de confiance. Or, en ces temps tourmentés, les Goa’ulds pouvaient compter les uns sur les autres, en attendant les jours meilleurs où ils auraient à nouveau le luxe de s’entretuer. Le marché nous parut à tous fort bon et l’association était presque conclue lorsqu’un événement se produisit.
Il survint sans prévenir. Je sentis un profond malaise se répandre à travers mon être et le monde se mit à tournoyer derrière un voile de brume. Des bribes de cris me parvinrent comme dans quelque cauchemar fiévreux. Faisant un effort sur moi-même, je parvins à redevenir en partie maître de mes sens. La tête du ash’rak n’était plus qu’une bouillie étalée sur toute une longueur de mur, alors que son index gauche était encore posé sur la gâchette de l’arme qu’il avait apparemment collée contre sa tempe un instant plus tôt. Le vieil homme marchait vers le comptoir, baragouinant une série de mots incompréhensibles, le regard vide, visiblement perdu dans son monde intérieur. Le unas était occupé à démembrer le jeune entrepreneur tout en hurlant sa haine en un dialecte primitif. La scène paraissait s’éloigner à vive allure. Lorsque le cadre de l’entrée du bistrot gagna les bords de mon champ de vision, je repris conscience de mes jambes et de la course dans laquelle elles s’étaient lancées. Je pris part à cette fuite, gagnant rapidement une ruelle proche. Là, je sortais de ma veste l’une des nombreuses armes qu’elle contenait et me hâtais de balayer la zone avec son viseur, m’attendant à tout moment à voir une très vilaine bête se matérialiser devant moi. Aucun ree’tou n’apparut. Pourtant, l’un d’eux n’était pas loin. Cette atroce migraine ne trompait pas.
Peu de gens savent ce qu’était la Tok’râ. Le mouvement n’existe plus depuis des siècles et ni les Tau’ris ni les Jaffas n’ont jamais rien fait pour en honorer les actions passées. Ses membres se sont séparés, se cherchant une place dans cette galaxie qu’ils avaient aidé à libérer du joug des Goa’ulds. Ils partagent désormais le triste sort des vaincus, ou bien morts ou bien en fuite. À quoi bon chercher aujourd’hui à expliquer la différence entre un symbiote goa’uld et un symbiote tok’râ ? Nul ne s’en soucie plus. N’étant pas fils d’Egeria mais ayant rejoint la cause plus tard, mon sentiment d’humiliation est moindre que celui éprouvé par la majorité de mes amis. Alors que je retournais à mon vaisseau, c’était pourtant à l’enseignement tok’râ que je devais d’être encore en vie. La proximité du ree’tou m’avait déstabilisé au point de me faire perdre le contrôle de mon hôte. Pour moi, cela n’avait toutefois qu’une importance relative. Octave est volontairement devenu mon hôte. Je lui laisse le contrôle de son corps une bonne moitié du temps. Ne me contentant pas de lire dans ses souvenirs, je lui donne en retour plein accès aux miens. Soudain seul aux commandes, comprenant ce qui se produisait, il avait eu la seule réaction logique, celle de courir se mettre à l’abri. Il n’avait aucun calvaire innommable à abréger, donc aucune raison de se suicider ou d’entrer dans une colère aveugle. Non seulement n’était-il pas sénile, mais c’est à son assistance spirituelle que je devais la rapidité de mon rétablissement. Mes quatre compagnons, ne trouvant en leur hôte qu’une victime désespérée, haineuse ou dépourvue de raison, ainsi qu’ignorante du danger imminent, venaient de payer chèrement leur statut de parasites.
Mon vaisseau était là, tel’tak parmi tant d’autres. Alors que je m’en approchais, la sensation revint. Je sentais le malaise gagner en puissance. Les ténèbres de l’inconscience me guettaient à nouveau. Pourtant je le vis. À moitié invisible devant l’arme tenue par Octave, le ree’tou était là. Je voulus faire feu mais seul Octave en avait présentement le pouvoir. Qu’attendait-il donc ? Plus tard, lorsqu’il me fut à nouveau possible d’accéder sereinement aux souvenirs de mon hôte, la chose m’apparut évidente. Le ree’tou était mourant. Il paraissait atteint de quelque étrange mal qui rongeait sa chair hors phase. Et il parlait, dans sa propre langue incompréhensible. Il cherchait à communiquer. Octave le fit entrer dans notre vaisseau où le ree’tou se laissa enfermer dans un champ de force. « Enfermer » n’était pas le bon terme car il aurait sûrement pu s’en échapper sans trop de difficultés, cela en supposant qu’il ait encore eu la force de marcher davantage. Mais le bouclier d’énergie bloqua les ondes qui me faisaient tant souffrir et c’est à ce moment que je pris conscience de la situation. Toutes les paroles du ree’tou furent enregistrées par mes soins et ce fut long. Il ne semblait pas vouloir me laisser le temps de traduire et de répondre. Son discours fini, le ree’tou parut laisser échapper un dernier soupir. Après quoi son cadavre tomba à travers le sol et ne fut plus jamais revu. Chez les Ree’tous, l’incinération était presque incontournable.
Je pris alors le temps d’écouter l’ordinateur me répéter les dernières paroles du défunt en une langue que je pouvais comprendre. |
Dernière édition par sylvouroboros le Jeu 31 Juil 2008 - 23:04, édité 4 fois |
|  | | Sapho Gouverneur Planétaire à Mandibules


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 | Sujet: Re: Stargate Twilight I : Le Crépuscule des dieux Jeu 19 Juin 2008 - 8:23 | |
| Je suis absolument ravie de retrouver Otave et Na’hash !!
Cette nouvelle fan-série s'annonce prometteuse ; tu sais visiblement où tu vas, et tu y vas avec brio. Il est certes surprenant de trouver ton style sans pareil à la première personne, mais on devrait s'y faire très vite ^^
Quant à ce chapitre, il est très bon - je pense en partiulier au passage avec l'arrivée du Ree'tou - mais trop court pour qu'on puisse se faire une idée de l'histoire. Je tiens cependant à applaudir encore une fois ce personnage génial que tu as inventé, à la fois drôle et profond. |
|  | | Webkev Roi des Petits Gris


Nombre de messages: 2314 Age: 24 Localisation: ~ Surfant dans le subespace ~ Compagnon de la Confrérie
 | Sujet: Re: Stargate Twilight I : Le Crépuscule des dieux Jeu 19 Juin 2008 - 17:43 | |
| Ahaaaa, un nouveau post de sylvouroboros.  UNE NOUVELLE FANFIC ? ? ?  Encore ? M'enfin, comment est-ce possible. Je suis irrémédiablement dégouté  Mais je me réjouis qu'une fois de plus, je vais pouvoir m'amuser en lisant tes récits | sylvouroboros a écrit: | Cette fan-série entretient un rapport particulier avec certaines de mes anciennes fics que sont Wormhole X-trapolis !, Vanité, Le Navigo, Sur les Traces d’Amalthée et Le Bibliothécaire, toutes laissées sans suite ou inachevées. |
Ce qui, en tant que fan de ton inimitable style me fend le coeur (en 2 ) D'ailleurs... Vanité ? Tu n'en a jamais touché mot sur SGFS.
| sylvouroboros a écrit: | | Sans doute me faut il aussi préciser que non, Le cri des Aellos n’est pas abandonné. C’est juste que je ne me suis pas encore suffisamment remis de la saison 4 pour poursuivre sa rédaction. |
J'espère bien que tu n'as pas abandonné! Sinon, comment allons nous faire, nous, pour imaginer le dénouement de ton Triptyque Aello ?!
| sylvouroboros a écrit: | | Enfin, je vais vous demander de patienter un peu avant de pouvoir lire le début de cette nouvelle fan-série. |
Je serai patient
Sinon, ce chapitre premier amène parfaitement le personnage de Na'hash/Octave, dont le rôle dans "Sur les traces d'Amalthée" m'avait fortement plus. Je suis donc ravi de le retrouver en tant que protagoniste dans cette nouvelle histoire
Commencer par la quasi fin de l'histoire, assez original. Ca me rappelle Lawrence D'Arabie (le film).
Et puis, le Ree'tou. Excellente idée ! Et qu'a-t-il bien pu délivrer comme message ? ? ? je suppose que la trame de ton récit est basée sur ce secret, que, comme à ton habitude, tu nous révèleras petit à petit, afin de nous faire devenir dingue Je plaisante 
Eh bien, avec cette mise en bouche des plus délectable, j'attends la suite du menu avec un appétit gargantuesque  |
|  | | Skay-39 The Vortex Guy

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 | Sujet: Re: Stargate Twilight I : Le Crépuscule des dieux Jeu 19 Juin 2008 - 18:41 | |
| | sylvouroboros a écrit: | | Cette fan-série entretient un rapport particulier avec certaines de mes anciennes fics que sont Wormhole X-trapolis !, Vanité, Le Navigo, Sur les Traces d’Amalthée et Le Bibliothécaire, toutes laissées sans suite ou inachevées. |
Je ne sais pas si on peut dire que Wormhole X-trapolis est restée "sans suite ou inachevée", puisque l'axe principal - la découverte de Nexus I - a été bouclé. 
Ah, nous n'auront finalement pas eus trop longtemps à attendre avant de lire le début de cette fiction ^^ J'en suis tout à fait ravi, parce que ton petit avant-propos était très prometteur. Je n'avais pas eu le temps de commenter, bac oblige, mais je n'en pensais pas moins.
Et ce premier passage est à la hauteur de mes espérances.
Déjà, le ton est donné dès le début : la Terre n'est plus au centre de l'histoire. Elle existe, elle a prospéré, elle s'en sort plutôt bien, ma foi, mais elle n'est à priori pas engagé dans un combat désespéré pour sauver la galaxie. Nos héros viendront d'autre part, c'est entendu.
Et côté héros, je suis plutôt enthousiaste. Ce cher Na'hash, Tok'Râ roublard ou Goa'uld sympathique, comme tu l'as je crois toi-même décris dans une autre réalité. Je ne mentirais pas, je suis très déçu d'apprendre que "Sur les Traces d'Almathée" ne connaîtra aucune suite... J'aimais beaucoup le chemin que cette fic prenait, en particulier du côté de Na'hash, il est vrai. Idem concernant le bibliothécaire. J'espère que tu sauras intégrer dans cette fiction ton premier épisode du bibliothécaire. Pour ce qui est de l'axe qui lui est associé, je ne me fais pas trop de soucis. 
Cette idée de commencer par la scène finale et d'enchainer sur un long flash-back n'est pas, comme tu l'as dit toi-même, des plus originales, mais elle est très bien employée, et c'est loin d'être à la portée de tout le monde. J'ai à la fois hâte de connaitre la suite de ce passage et de savoir ce qui l'a précédé ! Félicitations, donc.
La réunion de Goa'uld que tu nous organises est vraiment signée Sylvouroboros. C'est original, cynique, inattendu est on peut y voir quelques messages cachés. On retrouve toutes les sortes de Goa'uld : une larve, un Goa'uld classique (comprenez avec des rêves de grandeur), un pré-naquadrienh, un Ash'rak et un Tok'Râ. Et comme de par hasard, le plus jeune possède l'hôte le plus âgé... Vraiment saisissante, aussi, la réaction des hôtes une fois libérés. La plus terrible est bien sur celle de l'hôte de l'Ash'rak...
Et triste sort que celui de la Tok'Râ. Mille ans, en effet, ça fait un bail, et je conçois qu'entre temps les autres peuples impliqués dans le conflit aient un peu perdus la mémoire, mais le destin de ces combattants de la liberté n'en est pas moins désolant. Être immortel n'est pas toujours une bénédiction...
Tout comme Sapho, je trouve la scène du Reetou grandiose. Bien, ce n'est peut-être pas ce qu'elle a dit, mais moi je le fais. La folie qui s'abat en un instant sur ces cinq protagonistes est terriblement bien rendue, avec les mots justes. On imagine parfaitement la scène, sans que tu ais pour autant à la décrire avec une abondance de détails.
Des Reetous toujours difficiles à classer. Tu confères à leur "univers" des propriétés différentes du notre... A moins que ce ne soient les Reetous eux-même qui possèdent des caractéristiques hors du commun. Bref. Je suis très, très impatient d'entendre le message de ce petit bonhomme. Beaucoup de questions en suspend... Pourquoi cherchait-il Na'hash ? Comment savait-il où le trouver ? Quel est le message qu'il était pour lui si important de transmettre ? Et comment cela nous mènerât-il à cette fameuse scène initiale... ou finale ?
Seul petit bémol : je crois que ce début a été écrit trop vite, car il y a quelques fautes un peu gênantes pour la lecture.
Enfin, mention spéciale pour ces passages :
| sylvouroboros a écrit: | | La raison pour laquelle nos premiers assaillants n’ont pas abandonné notre poursuite me dépasse. Un chasseur se sachant chassé sait cesser sa chasse, non ? Cela est d’autant plus rageant que le monstre nous laisserait certainement en paix le temps d’attraper la plus grosse des deux proies. Peut-être n’ont-ils justement pas voulu nous faire ce plaisir ? Si tel est le cas, alors c’est l’un des actes les plus mesquins qu’il m’ait été imposé de voir dans ma longue vie. |
| sylvouroboros a écrit: | | Le troisième puait l’ash’rak. Cela se sentait à sa façon de détailler ses interlocuteurs, un peu comme s’il voulait leur tatouer des lignes en pointillés sur le corps. |
| sylvouroboros a écrit: | | Il était arrivé le dernier et avait eu l’audace d’illuminer brièvement ses yeux, quand bien même cela aurait pu nous attirer à tous de graves ennuis. Je lui sentais l’arrogance de la jeunesse, laquelle était vive chez ceux de notre race. Il s’était trouvé un hôte qui aurait été du goût de Râ, de sorte qu’un simple humain pouvait être aussi bon juge de son caractère que moi-même. |
Il est toujours très agréable de lire une de tes fics, mais exception faite de la Trilogie des Aellos, j'ai rarement été aussi impatient de lire le chapitre suivant. Ne nous laisse pas trop longtemps au supplice, par pitié... ^^
EDIT : PS : Je tiens quand même à préciser que j'ai lu cette fic hier soir, et que seule l'heure tardive et la perspective d'une épreuve décisive de mathématiques le lendemain m'a empêché de la commenter dans la foulée !_________________  ________________ « My name is Skay-39, an administrator… An enthusiasm wave hit and I got shot through a link... Now I'm lost in some distant part of the webniverse on a forum – a crazy forum – full of strange, geek life-forms… Help me… Listen, please. Is there anybody out there who can read me ? I'm being tyrannized by an insane fondator… doing everything I can… I'm just looking for a real life. » |
|  | | Millstone Commandant Cyborg


Nombre de messages: 617 Age: 26
 | Sujet: Re: Stargate Twilight I : Le Crépuscule des dieux Sam 21 Juin 2008 - 18:31 | |
| | Sapho a écrit: | | Quant à ce chapitre, il est très bon - je pense en partiulier au passage avec l'arrivée du Ree'tou - mais trop court pour qu'on puisse se faire une idée de l'histoire. | Heureusement, le passage suivant arrive. ^^| Webkev a écrit: | | D'ailleurs... Vanité ? Tu n'en a jamais touché mot sur SGFS. | Elle est ici, sur un site que j'ai honteusement abandonné parce qu'il ne m'offrait pas de section dédiée. :apophis: C'est une fic que je ne continuerai jamais... A ceci prés que, en un sens, je viens juste de la reprendre à zéro.| Skay-39 a écrit: | | Déjà, le ton est donné dès le début : la Terre n'est plus au centre de l'histoire. Elle existe, elle a prospéré, elle s'en sort plutôt bien, ma foi, mais elle n'est à priori pas engagé dans un combat désespéré pour sauver la galaxie. Nos héros viendront d'autre part, c'est entendu. | Noui.| Skay-39 a écrit: | | Tout comme Sapho, je trouve la scène du Reetou grandiose. Bien, ce n'est peut-être pas ce qu'elle a dit, mais moi je le fais. La folie qui s'abat en un instant sur ces cinq protagonistes est terriblement bien rendue, avec les mots justes. On imagine parfaitement la scène, sans que tu ais pour autant à la décrire avec une abondance de détails. | J'ai compris. Il faudra faire l'adaptation Skay-39ième de ma fic, avec tous les effets spéciaux.| Skay-39 a écrit: | | Seul petit bémol : je crois que ce début a été écrit trop vite, car il y a quelques fautes un peu gênantes pour la lecture. | Mon nouveau correcteur d'orthographe et de grammaire croit que "malle" est le féminin de "mal" et que "d'des" existe en français. Forcément, on va voir combien j'étais dépendant du programme précédent. Je suis dans une période un peu difficile en ce moment. Cette nouvelle fic a bien commencé mais pas assez bien. J'ai donc décidé de la réécrire depuis le début. Je garde les posts de l'ancienne version dans des tiroirs à spoilers. La nouvelle version sera postée à la suite.| Spoiler: | | | Le ree’tou se trouvait engagé dans un pèlerinage à travers la Voie Lactée. Il devait se rendre sur une série de planètes afin d’y honorer dignement la mémoire de guerriers ree’tous tombés au combat. Cela faisait quinze jours et presque autant de globes qu’il avait quitté son monde natal. Son long voyage venait de le conduire sur une planète dont il précisait le nom et l’adresse. Comme le traducteur ree’tou – goa’uld intégré à l’ordinateur de bord du tel’tak ne gérait pas les noms propres, y compris ceux des localités et des constellations, c’était là un effort bien vain. Précision était donnée que le chapa’aï se trouvait dans une zone abondamment boisée, ce qui excluait Lucia et ses papillons buveurs de cambouis mais n’était pas autrement utile pour identifier la planète incriminée. Une ville humaine se trouvait à la lisière de la forêt. La pierre de ses habitations était pour le ree’tou comme un brouillard à couper au couteau. Alors qu’il traversait la place centrale par un jour de marché, le malheur s’abattit sur ces lieux aussi soudainement que celui dont le ree’tou devait plus tard être la cause dans la taverne lucianne. Toute chose avait brusquement irradié d’une lumière vive laissant sur la rétine des lignes semblables à celles des phares d’un char motorisé lancé sur une voie à grande vitesse, quand bien même les êtres et les objets étaient immobiles. Lorsque la lumière s’en était allée, le monde était transfiguré.
De lourds nuages noirs parsemaient le ciel à toute altitude. Le ree’tou vit l’un d’eux s’élever depuis les remparts mêmes de la ville, gagnant en volume au fur et à mesure de son ascension. Ils se réunirent bientôt en une unique masse de ténèbres au plus haut du ciel, un dôme qu’aucun rayon de soleil ne pouvait contourner. L’atmosphère se mit à vibrer comme par un jour de forte chaleur tandis que tout depuis les arbres jusqu’aux murs des maisons paraissait éclairé d’une lumière vive. Les couleurs étaient désordonnées, une eau verte ruisselant dans des caniveaux bordés de pavés indigos. Alors que les nuages s’embrasaient de veines rougeoyantes, un orange chaud devint la teinte dominante. Mais surtout, il faisait froid, si froid que l’eau verte se couvrit bientôt d’une glace mauve. Grelottant, le ree’tou voulut regagner en hâte le chapa’aï. Il fut très étonné de se cogner à un humain mais sa surprise fut plus grande encore lorsqu’il réalisa l’état dans lequel se trouvait cette personne. La femme, car c’en était une, paraissait en transe. Son corps était recouvert d’un bouquet d’algues d’un blanc immaculé, ondulant au gré d’un courant invisible et changeant. Le ree’tou s’aperçut que, même d’un point de vue humain, ces « algues » devaient sembler spectrales, proches d’un gaz fluorescent. Elles se propagèrent à toute l’assistance, exception faite du ree’tou. Ce dernier ne pouvait plus détacher son regard de la femme. Elle se mit soudain à pleurer des larmes de sang, puis du sang sortit de ses narines, de ses oreilles et de sa bouche. Alors seulement son visage exprima une souffrance muette et son corps se déchira aussi sèchement qu’un parchemin. Les algues s’en allèrent dans toutes les directions vivre leur propre existence, tandis que d’autres humains connaissaient déjà la même fin. Ceci arracha le ree’tou à sa contemplation. Au froid qu’il éprouvait déjà s’ajoutèrent les frissons d’une peur sans nom. Il courut, bousculant sur son passage les futurs écartelés. Sa fuite le conduit hors de l’enceinte de la ville, au cœur d’une forêt méconnaissable. Il chercha en vain les ombres lancées par les arbres. Il chercha en vain la source de celles qu’il voyait. Des lucioles jouaient entre les branches, à supposer qu’une luciole puisse se résumer à sa seule lumière. Ici et là, des langues de feu léchaient les troncs sans les consumer. Le ree’tou se croyait perdu dans un affreux cauchemar et la forêt n’en finissait plus. Lorsqu’il atteint la clairière du chapa’aï, celui-ci recevait une activation extérieure.
Le Crépuscule se retira devant le kawoosh à la façon d’une main devant une vipère. Alors qu’il battait en retraite à travers le ree’tou, ce dernier éprouva une douleur fulgurante qui le laissa tremblant à même le sol. Mais l’herbe était à nouveau verte, quoique toujours gelée. L’air n’avait pas retrouvé sa chaleur mais il avait perdu cette vibration surnaturelle qui le rendait si inquiétant. Quant au ree’tou lui-même, il se fit l’impression d’avoir à nouveau vis-à-vis du reste du monde la distance dont il était coutumier. Il vit alors sortir du vortex un insecte beaucoup plus grand que lui. La bête paraissait occuper la même phase que l’herbe qu’elle piétinait et elle passa à travers le ree’tou sans le toucher. Elle marqua toutefois un temps d’arrêt, comme si elle avait senti une présence. Donnant l’impression de se désintéresser du problème, le monstre continua son chemin en direction du dôme que formait maintenant le Crépuscule autour de la clairière du chapa’aï. Il trempa une patte fine dans l’air ondulant et un gant de crépitements se forma autour sans que la créature paraisse en souffrir. La bête s’immergea complètement dans le Crépuscule puis disparut entre les arbres de la forêt.
Le ree’tou trouva la force de se relever. La clairière était calme en dehors du glougloutement du vortex dont le Crépuscule paraissait toujours craindre la proximité. Le ree’tou remarqua un objet tombé au bas des marches du chapa’aï. C’était une sphère de métal qu’un humain adulte aurait tout juste pu tenir entre ses bras. Elle était creuse et se résumait à une sorte de grillage arborescent, comme deux bouquets de racines mis bout-à-bout. La chose inerte n’avait rien de remarquable en dehors du fait que, le ree’tou en était sûr, elle ne se trouvait pas là à son arrivée sur cette planète. Lorsque le vortex se referma, le ree’tou entreprit de composer l’adresse de son monde natal, où l’attendaient ses proches. Un doute le prit et il opta finalement pour une autre planète, qui devait être Lucia. Il sentit le Crépuscule trembler alors qu’un nouveau kawoosh surgissait. Le ree’tou plongea dans le vortex, content de quitter toute cette folie.
Sur Lucia, il fut accueilli par des hommes en armes qui ne pouvaient pas le voir. Il passa tranquillement parmi eux, s’amusant presque des regards suspicieux qu’ils lançaient toujours au vortex. Alors que le ree’tou s’éloignait, il entendit l’un des hommes déclarer « Mé sai koa se bordeuél ? », une phrase dont il ignorait le sens mais dont il reconnut l’intonation de mauvais augure. Faisant volte-face, il vit d’abord que les hommes n’avaient toujours pas remarqué sa présence. Il reconnut ensuite l’objet de leur trouble. Le vortex du chapa’aï était devenu orange et l’atmosphère commençait à vibrer devant lui. Des lucioles en sortaient et, tandis que certaines éclataient en s’éloignant du vortex, d’autres paraissaient capables de survivre dans un environnement normal. Le ree’tou eut à peine le temps de réaliser l’ampleur du drame qu’une violente souffrance le jeta de nouveau à terre. Il vit sur son bras une marque de brûlure qui s’étendait, qui s’étendait encore et qui ne ralentissait pas sa progression. « Non seulement ce cauchemar m’a-t’il suivi à travers le vortex, mais j’en ai gardé quelque chose en moi. Je sais à présent que mes heures sont comptées » pensa-t’il avec tristesse.
Il se mit alors à errer dans les rues de Lucia, parmi les épaves, les ordures, les rats, la vermine de toute origine et la population qui se mariait parfaitement à ce décor. La douleur le suivait à chaque pas mais il refusait de s’asseoir pour attendre la mort. C’est ainsi qu’il passa près d’une taverne où cinq êtres aux yeux pleins de flammes discutaient d’il ne savait ni ne voulait savoir quoi. Moi qui étais l’un d’eux, je connaissais bien sûr la suite des événements.
Le testament du ree’tou se terminait par un rappel de son nom et par des messages personnels adressés à ses parents et à ses amis. Là encore, les limites du traducteur rendaient la chose dérisoire. Après un ultime petit cri de douleur, l’enregistrement prit fin. |
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|  | | Millstone Commandant Cyborg


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 | Sujet: Re: Stargate Twilight I : Le Crépuscule des dieux Sam 21 Juin 2008 - 18:33 | |
| Je suis dans une période un peu difficile en ce moment. Cette nouvelle fic a bien commencé mais pas assez bien. J'ai donc décidé de la réécrire depuis le début. Je garde les posts de l'ancienne version dans des tiroirs à spoilers. La nouvelle version sera postée à la suite.| Spoiler: | | | Octave était abasourdi. Qu’un ree’tou trouve en nous les dépositaires de ses derniers mots était remarquable à plus d’un égard. « Oui, bon, ce n’est pas comme s’il avait tellement eu le choix, non plus ! C’était ça ou emporter son secret dans la tombe ! » pensai-je avec une colère née de l’inquiétude. Ce sentiment fut aggravé par une volée de chasseurs de la mort passant en trombe au-dessus de notre tel’tak. Sans doute par une volonté niaise de singer les manières tau’ries, on leur avait collé des gyrophares bleus et rouges sur les ailes. Je sauvegardai l’enregistrement et me branchai sur la fréquence de la police locale. « crrr … s’étend autour du chapa’aï… crrr … des sortes de lucioles… crrr …un énorme nuage … crrr … les ténèbres … crrr … envoyez des renforts de toute urgence … crrr » parvins-je à capter. Mon hôte et moi-même convînmes que le moment était certainement venu de quitter Lucia.
Je fis décoller le tel’tak et nous gagnâmes de l’altitude. Alors que nous filions dans le ciel de Lucia, je vis ce que le ree’tou avait assez justement décidé de nommer le Crépuscule. Une tache d’obscurité et de lumière embrasée s’étalait sur la ville. De nombreux vaisseaux prenaient comme le mien la poudre d'escampette. « Tu ne crois pas que tu oublies quelque chose ? résonna en moi la pensée d’Octave. Le chapa’aï est bloqué par ce Crépuscule et beaucoup de gens n’ont pas de vaisseau spatial ». La remarque me parut déplacée. C’était le boulot des flics. « Les flics de Lucia ? insista Octave. Ils ne touchent aucun salaire en dehors de leurs pots de vins. Et, en ce moment, ils m’ont l’air trop occupés à s’acharner sur le Crépuscule, comme les andouilles qu’ils sont, pour prêter la moindre attention à la population ». Un silence passa dans nos pensées. « Na’hash, tu m’écoutes ? » m’interpella encore Octave. Un nouveau silence se fit. Enfin, je hurlai « Mais qui m’a foutu pareil casse-miktas pour hôte ? » et détournai le tel’tak vers un groupe d’habitations en bordure du Crépuscule.
Plusieurs personnes se tenaient sur les toits des taudis, faisant des gestes désespérés en direction des vaisseaux. Je verrouillai l’un de ces groupes et le capturai dans un faisceau de téléportation wraith. Sachant que le tel’tak avait assez de mémoire-tampon pour un millier d’individus, je poursuivais la récolte. Autour de nous, les chasseurs de la mort pilonnaient le Crépuscule avec des décharges de plasma. Des jets d’énergie oris et des rayons de phase asgards tombaient depuis une position orbitale. Pourtant, rien de tout cela ne semblait ralentir la progression du Crépuscule. En fait, « oui, pensa Octave, moi aussi j’ai l’impression que ça l’accélère ». Notre tel’tak continuait à ramasser des familles, visiblement le seul vaisseau à prendre cette peine. Dans l’habitacle, une alarme de prise en chasse se mit à retentir. L’écran holographique afficha une chose informe qui semblait effectivement nous coller au train. L’ordinateur parvint à identifier sa nature. Il s’agissait d’une variété de luciole apparemment constituée de pure énergie et que l’on trouvait sur certaines planètes et lunes de la Voie Lactée ou de Pégase. Il en existait plusieurs sous-variétés, dont certaines extrêmement agressives lorsque soumises à un stress humain ou magnétique. L’ordinateur précisait qu’en trouver un tel nombre constituait un nouveau record. « Bon, d’accord, dis-je à haute voix, mais est-ce une sous-variété agressive ? ». Le vaisseau trembla, comme soumis un impact, et l’éclairage donna des signes de faiblesse. « Ça répond à ta question ? » pensa Octave. Plusieurs de ces lucioles s’étaient introduites à l’intérieur du tel’tak, passant carrément à travers la coque. Je dégainai un zat’nik’tel et repoussai efficacement les assaillants. « Si le zat fonctionne sur elles, remarqua Octave, une onde EMP pourrait peut-être les faire fuir ». Suivant le conseil de mon hôte, je fis tourner le vaisseau sur place tout en mettant la marche arrière. Je verrouillai ensuite la nuée de lucioles et balançai sur elle un bref mais puissant flux d’électrons. Les lucioles se séparèrent et partirent. Elles se rassemblèrent à nouveau, cette fois en des groupes plus petits qui s’en prirent aux chasseurs de la mort et en firent s’écraser plusieurs. Après avoir interrogé l’ordinateur sur l’étanchéité du vaisseau, mon attention se reporta sur les gens toujours perchés sur leurs toits. Une marée d’obscurité s’écoulait autour d’eux et des tentacules de ténèbres en saisissaient occasionnellement un. Au bout de quelques coups de filet supplémentaires, une nouvelle alarme retentit dans le tel’tak. « Génial, soupirai-je. C’est celle de l’alerte à la bombe. Oh, et un modèle au naquadriah, excusez du peu ! Le gouvernement lucian ne lésine pas sur la dépense quand il s’agit de faire un nettoyage par le vide ! ». Tout en disant cela, j’avais remis le cap vers la haute atmosphère. Les chasseurs de la mort encore en état de voler mettaient eux aussi toute la distance possible entre eux et la bombe. Quant à ceux encore sur les toits, ils devaient tous nous maudire.
Le tel’tak gagna le calme de l’espace. De là, je pus voir l’explosion. Elle ne fut pas telle que je l’espérais. Au lieu d’un grand flash, c’est une formidable tache d’encre qui s’étala sur la carte du monde. La planète Lucia toute entière ne fut bientôt plus qu’une boule plus noire que l’espace dans lequel elle flottait.
Les personnes stockées dans la mémoire-tampon du tel’tak furent déposées sur la plus proche planète. Après cela, vous vous dites peut-être que j’ai dû me lancer dans une quête de la vérité, pour comprendre le pourquoi du comment de cette triste affaire ? Absolument pas. Une planète entière périssant par la faute d’un truc arrivé par le chapa’aï, cela se produit plus souvent qu’on ne le croit. Je me suis contenté de donner le testament à une chaîne de télévision hébridane parce que c’était le moyen le plus simple de le faire parvenir à la famille du ree’tou, à supposer la chose possible, et parce que la chaîne le prenait pour un bon prix. J’en suis ensuite revenu à d’autres affaires.
C’est du moins ce que je croyais à l’époque. Mais celle qu’un serrakin me proposa à la sortie du studio devait, par une coïncidence troublante, se révéler plus tard liée aux événements dont je venais d’être témoin. - Na’hash, mon ami ! m’interpella le serrakin. - Si ce n’est pas Lotro ? répondis-je avec une bonne humeur forcée. - Eh, lui-même ! Tu sais que je travaille ici, maintenant ? - Toutes mes félicitations. - Et tu sais quoi ? C’est ton jour de chance ! - La dernière fois que tu m’as dit ça… - Oui, encore désolé. Là vraiment c’est du sans embrouille ! Suis- moi donc dans mon bureau et tu verras que tu ne serras pas déçu !
Je me laissais guider vers le bureau de Lotro en me demandant pourquoi diable j’envisageais seulement de l’écouter. - C’est ton bureau ? m’étonnai-je. Quoi, ils ont investi dans un meilleur placard à balai et se demandaient comment occuper l’ancien ? - Oh, très drôle, ah ah. Écoute plutôt ça : les diverses hautes autorités n’ont pas encore rendu l’information publique mais quelque chose cloche avec le chapa'ko. - Peux-tu être plus spécifique ? - Il ne lui est plus possible d’établir un vortex stable. - Non ? Tu veux dire que tous les échanges commerciaux avec Origine sont suspendus ? - Et on paye grassement la chaîne pour qu’elle se taise. Quant à la chaîne elle-même, elle a promis une grosse prime à celui de ses employés qui trouvera la cause du problème. Tel que tu me vois, je n’ai pas vraiment les moyens de participer à la chasse. Mais toi tu as un vaisseau, tu connais certains coins de la galaxie… Tu dois pouvoir trouver ça pour moi. Et on partagera la prime. - Laquelle s’élèverait à combien ? - Une doléance.
Je sifflais d’admiration devant cette prime exceptionnelle. - Joli ! dis-je. Mais ça n’est guère divisible, même par deux. - Il suffit de s’entendre sur ce que je demanderai. Alors, intéressé ?
Pour être intéressante, la récompense promise l’était. À supposer que le problème ne soit pas d’ordre purement technique ou bien astrophysique, il n’était pas non plus trop difficile de glisser ici et là une question sur le chapa’ko et ce qui pourrait se tramer autour. C’était évidemment s’exposer à recevoir une leçon sur le vilain défaut qu’était la curiosité, leçon parfois illustrée au moyen d’une arme. C’était aussi une occasion de se servir de celles que je possédais. Pour quelqu’un n’aimant pas faire usage de la violence, l’enjeu n’en valait pas les risques. « C’est d’accord », dis-je. |
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|  | | Sapho Gouverneur Planétaire à Mandibules


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 | Sujet: Re: Stargate Twilight I : Le Crépuscule des dieux Sam 21 Juin 2008 - 19:18 | |
|  La scène d'apocalypse est absolument terrifiante !! Je n'aimerais pas voir tes cauchemars... La longueur des phrases alourdit quand même beaucoup le récit, au moins dans ce passage (ou alors c'est moi qui suis très fatiguée, hypothèse fort probable également )| Citation: | | C’était une sphère de métal qu’un humain adulte aurait tout juste pu tenir entre ses bras. Elle était creuse et se résumait à une sorte de grillage arborescent, comme deux bouquets de racines mis bout-à-bout. | D'où le nouveau dessin ?
| Citation: | | Alors que le ree’tou s’éloignait, il entendit l’un des hommes déclarer « Mé sai koa se bordeuél ? » |
| Citation: | | Sans doute par une volonté niaise de singer les manières tau’ries, on leur avait collé des gyrophares bleus et rouges sur les ailes. | XD
C'est la super-porte, c'est ça ? inculte, oui ^^
| Citation: | | Pour quelqu’un n’aimant pas faire usage de la violence, l’enjeu n’en valait pas les risques. « C’est d’accord », dis-je. |

| Citation: | | Des lucioles jouaient entre les branches, à supposer qu’une luciole puisse se résumer à sa seule lumière. | Et voilà le lien avec "le bibliothéquaire" 
Dernière édition par Sapho le Dim 22 Juin 2008 - 0:20, édité 1 fois |
|  | | Millstone Commandant Cyborg


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 | Sujet: Re: Stargate Twilight I : Le Crépuscule des dieux Sam 21 Juin 2008 - 19:44 | |
| | Sapho a écrit: | | La scène d'apocalypse est absolument terrifiante !! Je n'aimerais pas voir tes cauchemars... | Comme je le disais dans les avant-propos, c'est un plagiat d'un jeu-vidéo auquel j'ai joué. Il s'agit d'un jeu bon enfant mais il ne tient à rien d'en tirer un monde vraiment cauchemardesque.| Sapho a écrit: | | La longueur des phrases alourdit quand même beaucoup le récit, au moins dans ce passage | C'est que j'aime les phrases à rallonge. Mais j'essairai de me dominer.| Sapho a écrit: | | D'où le nouveau dessin ? | Exactement ! | Sapho a écrit: | | C'est la super-porte, c'est ça ? | C'est effectivement la superporte. Aprés, on peut discuter l'orthographe... En fait non, on ne peut pas. |
|  | | Skay-39 The Vortex Guy

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 | Sujet: Re: Stargate Twilight I : Le Crépuscule des dieux Sam 21 Juin 2008 - 23:21 | |
| | sylvouroboros a écrit: | | Webkev a écrit: | | D'ailleurs... Vanité ? Tu n'en a jamais touché mot sur SGFS. | Elle est ici, sur un site que j'ai honteusement abandonné parce qu'il ne m'offrait pas de section dédiée. :apophis: |
Les fous ! :prior: Mais s'ils préfèrent les shep12... Au passage, je signale que Vanité peut être considérée comme un peu spoiler... 
| sylvouroboros a écrit: | | J'ai compris. Il faudra faire l'adaptation Skay-39ième de ma fic, avec tous les effets spéciaux. |
Meuh non ! C'était un compliment, je te dis !
| sylvouroboros a écrit: | Mon nouveau correcteur d'orthographe et de grammaire croit que "malle" est le féminin de "mal" et que "d'des" existe en français. Forcément, on va voir combien j'étais dépendant du programme précédent.  |

Bien, la fic en elle-même. Un sacré morceau, ici. Pas de la gnognote. Je regrette un peu que le témoignage du Ree'tou ait été fait au passif... J'aurais bien voulu entendre un Ree'tou en tant que narrateur direct. D'autant que mit bout à bout avec la fin du passage précédent, ça semblait tout indiqué... Une plongée dans le passé.
La description de la destruction... Hum... Je ne sais pas si le mot est adapté. disons plutôt : la catastrophe de la planète mystérieuse est décrite avec un luxe de détail qui ne te ressemble pas. ^^ C'est vraiment prenant, surtout lorsqu'on découvre les pauvres victimes humaines de ce cataclysme. Les immenses nuages noirs sont également impressionnants, et, plus généralement, les différentes "créatures" (dirais-je faute de mieux) que notre Ree'tou rencontrera.
| sylvouroboros a écrit: | | Il chercha en vain les ombres lancées par les arbres. Il chercha en vain la source de celles qu’il voyait. Des lucioles jouaient entre les branches, à supposer qu’une luciole puisse se résumer à sa seule lumière. |
Ce passage, en particulier, est tout à fait fascinant.
Je suis monstrueusement curieux de connaître la nature de cet insecte plus grand que le Ree'tou. C'est insupportable, il faut que tu dissipes ce doute. Le contraire serait proprement criminel.
| sylvouroboros a écrit: | | C’était une sphère de métal qu’un humain adulte aurait tout juste pu tenir entre ses bras. Elle était creuse et se résumait à une sorte de grillage arborescent, comme deux bouquets de racines mis bout-à-bout. |
...Et comme l'a dit Sapho, voici donc la nature du petit dessin qui découpe tes chapitres. 
| sylvouroboros a écrit: | | Ce sentiment fut aggravé par une volée de chasseurs de la mort passant en trombe au-dessus de notre tel’tak. Sans doute par une volonté niaise de singer les manières tau’ries, on leur avait collé des gyrophares bleus et rouges sur les ailes. |
Drôle et significatif. Après tout, la Terre est devenue "un acteur majeur de l'astropolitique intergalactique." C'est pas des clopinettes, donc.
J'aime beaucoup la scène de la fuite de Na'hash. La manière dont s'affrontent - sans vraiment le faire, en fait - l'altruisme d'Octave et l'égoïsme quasi-génétique du symbiote est amusante et nous permet de mieux re-situer ces deux personnages.
| sylvouroboros a écrit: | | Je verrouillai l’un de ces groupes et le capturai dans un faisceau de téléportation wraith. Sachant que le tel’tak avait assez de mémoire-tampon pour un millier d’individus, je poursuivais la récolte. Autour de nous, les chasseurs de la mort pilonnaient le Crépuscule avec des décharges de plasma. Des jets d’énergie oris et des rayons de phase asgards tombaient depuis une position orbitale. |
Alors là, je salue la performance. En a peine 4 phrases, tu introduis la technologie des trois espèces les plus puissantes de la franchise, plus les Goa'uld. Et comme si ça ne suffisait pas, on parle de naquadriah ensuite. Le message est passé : toute ces trucs se retrouvent partout, en libre service. Désormais, les Géants se distinguent sans doute davantage par la taille de leur compte en banque que par l'avance de leur technologie.
| sylvouroboros a écrit: | | Le tel’tak gagna le calme de l’espace. De là, je pus voir l’explosion. Elle ne fut pas telle que je l’espérais. Au lieu d’un grand flash, c’est une formidable tache d’encre qui s’étala sur la carte du monde. La planète Lucia toute entière ne fut bientôt plus qu’une boule plus noire que l’espace dans lequel elle flottait. |
Voici l'une des destructions planétaires les plus concises que j'ai jamais lue. C'est cocasse, mais pour le coup, ça aurait mérité d'être un chouia plus étalé. En fait, je trouve la partie "bataille" un peu trop précipitée, de manière générale. On est pas assez dans l'action.
| sylvouroboros a écrit: | | Une planète entière périssant par la faute d’un truc arrivé par le chapa’aï, cela se produit plus souvent qu’on ne le croit. |

| sylvouroboros a écrit: | | Je me suis contenté de donner le testament à une chaîne de télévision hébridane parce que c’était le moyen le plus simple de le faire parvenir à la famille du ree’tou, à supposer la chose possible, et parce que la chaîne le prenait pour un bon prix. |
A la fois choquant et parfaitement crédible. La télé a de moins en moins de tabous... D'un autre côté, informer la population n'est sans doute pas une mauvaise chose. Si c'est diffusé, bien entendu. Je me dis que les patrons ont peut-être des raisons de garder ça sous clé...
| sylvouroboros a écrit: | | quelque chose cloche avec le chapa'ko. |
Très joli, ça. On prend Chapa'aï'Ko et on rétrécie, parce que c'est la tendance de toute langue.
| sylvouroboros a écrit: | | - Non ? Tu veux dire que tous les échanges commerciaux avec Origine sont suspendus ? |
Vertigineux. Des échanges commerciaux avec une autre galaxie, à travers une porte géante qu'on ne sait peut-être pas reconstruire, ou en tout cas pas sans faire imploser une planète... Et toi tu mentionnes ça comme si tu parlais des chiffres de la croissance.
| sylvouroboros a écrit: | Et on partagera la prime. - Laquelle s’élèverait à combien ? - Une doléance.
Je sifflais d’admiration devant cette prime exceptionnelle. - Joli ! dis-je. Mais ça n’est guère divisible, même par deux. - Il suffit de s’entendre sur ce que je demanderai. |
Voila une notion qu'elle est intéressante. On songe immédiatement à un vœu... mais je suppose qu'il y a des limites, des règles. Je suis curieux de savoir ce que nos deux amis pourraient en faire. Car après tout...
| Citation: | doléance
doléance [dɔles] doléance nom commun - féminin ( doléances ) 1. plainte au sujet d'un grief (soutenu) Synonyme: revendication cahier de doléances • présentez vos doléances 2. plainte au sujet d'épreuves personnelles (soutenu) [Remarque d'usage: surtout au pluriel] je ne suis pas disposé à écouter vos doléances |
Bref, beaucoup de matière dans ce chapitre. Un témoignage fort et intriguant, qui augure de grands bouleversements futurs, un duo symbiotique qui se précise, de nouveaux mystères, de l'action, de nouveaux indices sur l'astropolitique de 3008 et une mission en perspective.
Espérons que le suivant sera de la même veine ! :sam:_________________  ________________ « My name is Skay-39, an administrator… An enthusiasm wave hit and I got shot through a link... Now I'm lost in some distant part of the webniverse on a forum – a crazy forum – full of strange, geek life-forms… Help me… Listen, please. Is there anybody out there who can read me ? I'm being tyrannized by an insane fondator… doing everything I can… I'm just looking for a real life. » |
|  | | Webkev Roi des Petits Gris


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 | Sujet: Re: Stargate Twilight I : Le Crépuscule des dieux Dim 22 Juin 2008 - 9:02 | |
| | sylvouroboros a écrit: | Elle est ici, sur un site que j'ai honteusement abandonné parce qu'il ne m'offrait pas de section dédiée. C'est une fic que je ne continuerai jamais... A ceci prés que, en un sens, je viens juste de la reprendre à zéro. |
Me voici prévenu, je vais donc éviter d'y aller jeter un oeil avant la fin de cele-ci!
Concernant ce chapitreJe ne puis que rejoindre Sapho et Skay dans leur admiration devant ce chapitre.
Je suis aussi bluffé par la manière dont tu introduis les technologies des puissantes races actuelles de SG pour les transposer dans ton futur.
On sait désormais que quelque soit la nature de ce Crépuscule, il se nourrit d'énergie, et se sert des lucioles comme arme. Intéressant, mais je veux savoir d'où viennent ces ténèbres obscurcissant les planètes.
Enfin, je ne vais pas plussoyer les aspects positifs déjà évoqués précédemment, mais juste avouer que la longueur des phrases ne m'a pas choqué outre mesure 
J'attends la suite, avec impatience, en espérant qu'au lieu d'épaissir le mystère, elle apportera certains indices afin de le résoudre :D |
|  | | Millstone Commandant Cyborg


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 | Sujet: Re: Stargate Twilight I : Le Crépuscule des dieux Dim 22 Juin 2008 - 10:17 | |
| | Skay-39 a écrit: | | Au passage, je signale que Vanité peut être considérée comme un peu spoiler... |
| Webkev a écrit: | | Me voici prévenu, je vais donc éviter d'y aller jeter un oeil avant la fin de cele-ci! | Comme il vous plaira.| Skay-39 a écrit: | | Je regrette un peu que le témoignage du Ree'tou ait été fait au passif... J'aurais bien voulu entendre un Ree'tou en tant que narrateur direct. | J'ai voulu conserver le point de vue de Na'hash: ce qu'il ne comprend pas, ce dont il se désintéresse, ce qu'il critique et ainsi de suite. Il est vrai que sur ce passage j'ai davantage changé de modéle de narration que de narrateur.| Skay-39 a écrit: | | Je suis monstrueusement curieux de connaître la nature de cet insecte plus grand que le Ree'tou. C'est insupportable, il faut que tu dissipes ce doute. Le contraire serait proprement criminel. | Skay dit ça parce que sur MSN il m'a cité tous les trucs vaguement insectoïdes de la série jusqu'à mettre le doigt sur ce à quoi je faisais référence. Du coup, maintenant, je suppose qu'il hésite à faire sa critique sur le ree'tou de peur de vendre la mèche. Je m'en vais donc dire que, oui, je montre mon ree'tou peut-être davantage hors phase que ne le laissait entendre l'épisode. Ce n'est pas grave, j'assume.| Skay-39 a écrit: | | En fait, je trouve la partie "bataille" un peu trop précipitée, de manière générale. On est pas assez dans l'action. | Aïe... Me voila prévenu pour la suite.| Webkev a écrit: | | On sait désormais que quelque soit la nature de ce Crépuscule, il se nourrit d'énergie, et se sert des lucioles comme arme. Intéressant, mais je veux savoir d'où viennent ces ténèbres obscurcissant les planètes. | Vous saurez tout le moment venu. ^^ |
|  | | Sapho Gouverneur Planétaire à Mandibules


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 | Sujet: Re: Stargate Twilight I : Le Crépuscule des dieux Dim 22 Juin 2008 - 10:35 | |
| | Skay-39 a écrit: | | Au passage, je signale que Vanité peut être considérée comme un peu spoiler... |
| Webkev a écrit: | | Me voici prévenu, je vais donc éviter d'y aller jeter un oeil avant la fin de cele-ci! | Mhmm, donc il ne faut pas parler des | Spoiler: | | | ben on a dit qu'on n'en parlait pas ! |
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|  | | Millstone Commandant Cyborg


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 | Sujet: Re: Stargate Twilight I : Le Crépuscule des dieux Jeu 31 Juil 2008 - 23:17 | |
| Je suis dans une période un peu difficile en ce moment. Cette nouvelle fic a bien commencé mais pas assez bien. J'ai donc décidé de la réécrire depuis le début. Je garde les posts de l'ancienne version dans des tiroirs à spoilers. La nouvelle version sera postée à la suite.
C'est à dire ici. [SG-!] Le Crépuscule des Dieux. Le cuir de mon fauteuil était tellement fatigué que l’on pouvait peiner à croire qu’il avait jadis fait la fierté d’un capitaine. En me retournant, je me trouvais en présence d’une assez grande quantité de tabourets, de voyants, de jauges de pression, de boutons et de leviers. Devant moi, le pont de commandement marquait une pente, un peu à la manière d’une salle de cinéma privée. Deux postes de pilotage se trouvaient légèrement en contrebas sur ma gauche et sur ma droite, chacun étant pourvu d’une sorte de minitel. La pente se terminait par un genre de climatiseur fixé à même le sol, beaucoup plus long que large, qui envoyait continuellement vers le plafond un mince film d’air condensé. Un second appareil était accroché au plafond, non pas exactement au-dessus de ma tête mais un rien en arrière de cette position, et consistait en un modèle assez rudimentaire de vidéoprojecteur. La lumière qu’il projetait reconnaissait dans le courant d’air un écran comme un autre, de sorte qu’une image plate et fantomatique paraissait flotter dans le vide. Ce résultat était remarquablement proche du type d’écran holographique auquel j’avais accès à bord de mon tel’tak, à ceci près que les vrais hologrammes n’ondulaient pas au moindre souffle. J’étais de surcroît habitué à autre chose que du noir et blanc. Au-delà de la ventilation, le plancher se poursuivait à l’horizontale sur une demi-douzaine de pas et jusqu’à une grande vitre au travers de laquelle on pouvait voir le monde extérieur. Ce dernier était essentiellement constitué d’eau mais j’avais pourtant une vue imprenable sur une piste d’atterrissage. Car pour se représenter l’Eudore, il fallait imaginer le fruit d’un accouplement entre un sous-marin et un porte-avion. Comme tout ce qui venait de la planète Langara, les vaisseaux de classe Néréis faisaient rire avec leurs gros boulons rouillés. Pourtant, eux seuls pouvaient faire ce dont aucun autre vaisseau n’était capable et constituaient par là la seule et unique véritable innovation du dernier millénaire écoulé. J’étais pour l’heure le seul occupant. À une certaine distance au-delà du nez du bâtiment, j’apercevais l’un des murs du bassin où il stationnait. Cette piscine géante se trouvait à bord d’un vaisseau spatial appartenant à la Solidarité. Il va sans dire que l’Eudore était minuscule en comparaison du mastodonte. Ce dernier avait la forme d’une larme, c'est-à-dire d’une goutte aplatie à sa base et dotée d’une queue plus fine. Sachant que mon tel’tak était garé dans l’un des hangars de l’Eudore, cela faisait un beau jeu de poupées gigognes. En ce moment, les Solidaires devaient être nombreux à s’activer dans tous les sens et ne me voulaient pas dans leurs pattes, raison pour laquelle je demeurais à bord de l’Eudore. Tout cela se trouvait représenté sur l’écran venteux, lequel montrait aussi l’environnement du vaisseau Solidaire. La majeure partie de cet environnement était signalée par la mention « hyperespace » accompagnée de divers chiffres. La vidéo montrait un quatrième vaisseau lancé à notre poursuite, dont l’allure était globalement celle d’un T majuscule. Il faisait à peu près la même taille que le vaisseau Solidaire mais je le savais plus lourdement armé. Nos poursuivants se trouvaient eux-mêmes talonnés par un cinquième engin que j’hésitais à qualifier de vaisseau spatial. C’était davantage un monstre, dont les mandibules paraissaient à tout moment prêtes de déchiqueter leur proie. Celui-là comptait littéralement nous dévorer tout crus. Pris dans son ensemble, le tableau rappelait irrésistiblement cette illustration tau’rie de la chaîne alimentaire, à ceci près que les deux plus petits poissons s’étaient déjà faits gober. Ce qui me sidérait, c’était que le Mjöllnir n’abandonna pas sa poursuite des Solidaires en se sachant lui-même en si mauvaise posture. Un chasseur se sachant chassé sait cesser sa chasse, non ? Cela pouvait durer comme cela durant plusieurs jours dont je n’avais pas le luxe. « Eudore ? », dis-je à haute voix. Celle qui me répondit était pénible à écouter. Il s’agissait d’une succession de mots ou groupes de mots enregistrés séparément. C’était un mode d’expression qu’un tau’ri associerait spontanément à une phrase comme « Vous avez – un – nouveau message – reçu – aujourd’hui – à – neuf heures – trente ». Mais le pire était que l’ordinateur de bord en avait appris la majeure partie sur le tas, au détour de diverses conversations, de sorte que les mots étaient prononcés tantôt par un homme, tantôt par une femme, tantôt par une jeune recrue, tantôt par un honorable gradé, tantôt par un homme joyeux, tantôt par le même homme dans un moment de contrariété et ainsi de suite. La brave intelligence artificielle ne le faisait pas exprès mais elle était très très fatigante. - Oui, Na’hash ? répondit Eudore en prononçant mon nom de ma propre voix lorsque je m’étais présenté à l’appareil. - Est-ce que tu supporterais les gaz de l’hyperespace et le vide de l’espace conventionnel ? - Oui. En théorie. Mais non un passage incontrôlé de l’un à l’autre. - Je peux t’aménager une fenêtre de sortie depuis mon tel’tak. Mais pour cela il nous faut sortir de l’eau. - Le bassin n’a aucune issue. - Sommes-nous loin de la coque extérieure des Solidaires ? - Le bassin repose presque dessus. - Alors je propose de créer une sortie à coups de torpilles. - Le bassin est isolé du reste du vaisseau. Néanmoins, les Solidaires n’apprécieront pas. - Ça, je m’en doute. Et à vrai dire, je m’en moque, ajoutai-je en embrasant mes yeux d’une lueur mauvaise. - Si ce plan fonctionne, je me trouverai à la dérive dans l’espace. - Ouais, ben, la pêche au vaisseau, ça va bien une fois. Tu peux compter sur mon tel’tak pour te remorquer jusqu’à un océan. - Il faudra prévoir un trajet court. Pour cela, je suggère une évasion dans huit heures. - Huit heures de patience, donc. - Raconte-moi une histoire ! Cette dernière phrase était tout entière empruntée à un gamin de deux ans qui avait autrefois dû visiter l’Eudore à l’occasion d’une journée écoutilles ouvertes. Elle me prit par surprise. - Euh, hésitai-je. Quelle sorte d’histoire ? - Celle de notre rencontre. Ce qui vous a poussé à me chercher. Votre vision de ce qui a suivi. - Fort bien, dis-je avec un amusement certain malgré la précarité de notre situation. Tout a commencé il y a deux mois de cela.
Dernière édition par sylvouroboros le Dim 31 Aoû 2008 - 22:33, édité 1 fois |
|  | | Millstone Commandant Cyborg


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 | Sujet: Re: Stargate Twilight I : Le Crépuscule des dieux Jeu 31 Juil 2008 - 23:18 | |
| Je me trouvais alors sur Lucia. Depuis de nombreux siècles, ce monde était devenu un vaste amoncellement de carcasses métalliques, sur les terres comme sous la mer. Diverses sortes de carburants et de lubrifiants en contaminaient chaque parcelle d’eau et le ciel en était jaune pollution même en plein jour. Les Lucians vivaient parmi et à l’intérieur des épaves, faisant de la planète entière un bidonville. Nombre d’entre eux étaient des voleurs, des receleurs, des dealers, des prostitués ou des chasseurs de primes. Les policiers n’y recevaient aucun salaire en dehors de leurs pots-de-vin. C’était une étape obligée pour une grande partie de la pègre interplanétaire et les véritables autochtones, tous ceux nés dans cette misère, occupaient le bas d’un pavé inexistant. Je crois savoir que les vaisseaux autonomes tels que toi trouvaient ce monde à leur goût, mais pour y mourir, non pour y vivre. J’étais déjà venu plusieurs fois sur Lucia, car j’y étais hélas largement à ma place. Peut-être devrais-je en dire davantage sur ma personne. Je suis un goa’uld, né d’une reine démente du nom de Échidna. Sa folie était telle que les larves auxquelles elle donnait la vie ne la conservaient pas longtemps, succombant à une mémoire génétique qui valait tous les venins. Si moi je suis arrivé à maturité, c’est en refoulant je ne sais comment une partie de ces souvenirs. Par la suite, mes passages dans le sarcophage éveillèrent des cauchemars si violents que j’en ressortais la sueur au front. Plusieurs siècles s’écoulèrent durant lesquels je ne fus, selon les termes justes, qu’un minable petit goa’uld de seconde zone, dont le domaine ne cessait de passer d’un Grand Maître à un autre. Je finis toutefois par entretenir une collaboration durable avec Yu, alors le plus raisonnable des Grands Maîtres. C’est pourtant lui que je devais trahir le plus durement, lorsque le jour vint où mon prima captura une espionne de la Tok’râ. La fascination que j’avais pour les cristaux l’emporta sur ma loyauté et je décidai de dissimuler cette capture au seigneur de jade. Mes méthodes manquaient de force mais j’étais plus patient que la majorité de mes congénères. Je pouvais la garder en cellule pour toujours si nécessaire. Elle le comprit au bout d’un mois. Ou plutôt, elle comprit davantage sur mon compte que je ne le faisais moi-même. C’est ainsi qu’elle se décida à parler et parvint à me gagner à la cause de la Tok’râ. Le nom de cette espionne était Jolinar et je me souviens avoir été jaloux de sa relation avec Lentash. Mais mon nouvel hôte était d’un naturel serein et mon renoncement alors total à le combattre fut pour moi source d’une quiétude que je pensais jusque-là impossible. Mes symbioses suivantes furent plus équilibrées mais je bénis ce temps où je pus lutter sur le seul front de mes démons intérieurs et ne pas le faire seul. Le temps passa et amena la destruction de l’Empire Divin par les Réplicateurs, puis celle des Réplicateurs par les guerriers de Dakara. Les Croisés d’Origine vinrent et s’en repartirent. J’ai vécu le millénaire écoulé depuis lors. J’ai vu la Tok’râ retourner à la clandestinité alors qu’il devenait clair que nous ne serions jamais jugés que sur notre sang. Si je n’ai jamais renié l’enseignement de la reine Egeria, j’ai fini par être las de vivre sous terre. Alors je suis parti, à l’aventure pourrait-on dire, dans cette galaxie aux mille et une désillusions. J’étais donc à la recherche d’une énième entreprise dans laquelle m’embarquer, si possible avec d’autres goa’ulds, histoire de pouvoir les doubler sans m’encombrer de scrupules. J’avais justement rendez-vous avec quatre d’entre eux dans un bar où l’on ne posait aucune question aux clients en dehors de leurs commandes. L’établissement avait la forme d’un arrière d’al’kesh et c’est sans surprise qu’il devait se révéler creux. Juste avant d’entrer, je fus interpellé en ces termes : « Tu m’offres un verre, beau brun ? ». À voir la créature qui venait de parler, on se disait qu’un être suprême en avait peut-être réellement dessiné les courbes. Ma réponse fut toutefois assez froide : « Reolase et volutes d’Hathor. Un mélange efficace. Mais celle que je vois est morte depuis longtemps ». Bien sûr, il y avait aussi le fait que j’avais rapidement pu combattre les effets du second ingrédient, un détail qu’il me valait mieux taire. Au comptoir de la taverne, je commandai une bière à un barman dont chaque joue accusait une narine supplémentaire. Je remarquai que ses mains étaient des prothèses mécanisées. Il ne fallait pas chercher bien loin la raison pour laquelle on lui avait coupé celles d’origine. Trois goa’ulds m’attendaient à une table dans un coin. Il en était deux dont je pouvais sentir la présence les yeux fermés, à supposer que je me sois risqué à pareille imprudence. Le troisième devait sortir directement de nos anciens marécages, car seule sa voix trahit un instant sa nature. De plus, son hôte était un unas. Des deux premiers, il en était un dont l’hôte était humain et accusait un âge très avancé. Sa voix, plus aigue qu’une voix humaine au lieu d’être plus grave, indiquait qu’il s’agissait d’un prin’tah non encore arrivé à maturité. Il devait profiter de la sénilité de son hôte pour exercer un contrôle dont il n’était autrement pas encore capable. Quant au dernier, occupant un corps humain en bien meilleur état, il puait l’ash’rak. Sa façon de détailler ses interlocuteurs comme s’il voulait leur tatouer des lignes en pointillés sur le corps ne trompait pas. Étant donné que nous n’étions pas encore au complet, chacun se contenta de boire en silence. Au bout d’un moment, celui de qui était venue l’invitation fit son entrée, et il l’a fit beaucoup trop voyante à mon goût. Après avoir poussé dans la boue la vieille qui faisait la grue devant la porte, il commanda de l’hydromel au barman et le traita de sangsue lorsque l’autre répondit qu’il n’en avait pas. Le pire était qu’il en avait profité pour embraser ses yeux, quand bien même ce genre de chose attirait tous les ennuis dans un rayon de trois kilomètres. Lorsqu’il s’assit à notre table, j’eus loisir de détailler des traits d’éphèbe qui n’auraient pas déplu à Râ. Ils se mariaient parfaitement avec l’arrogance juvénile qui irradiait de ce sale petit prétentieux. Le nouveau venu m’adressa un sourire qui paraissait dire « Eh oui, la momie, c’est pour ça que tu es là. Il me fallait un aîné à rendre furieux ». - Ravi de vous voir tous présents à l’appel, dit-il pour de vrai. Vous allez voir que j’ai du lourd à vous proposer. - Huh ? réagit le unas. - Il veut dire que son affaire est sérieuse, expliqua le prin’tah. - Si je songe à vous engager, c’est parce que je possède... fit traîner le chef autoproclamé en portant son auriculaire droit au bord de sa bouche de sorte que je m’attendais presque à le voir déclarer « un million de shistas ». - Ouais ? dit l’ash’rak sur un ton qui incitait à accélérer. - … l’adresse d’un chapa’aï, finit le chef. Un silence suivit cette déclaration. - Récemment déterré ? demandai-je. - Précisément, confirma le chef. - Des humains ? voulut savoir le prin’tah. - En quantité. Et pas très avancés sur le plan technologique. Je suis le seul à savoir qu’ils sont là. Cela représente un joli petit monde rien que pour nous. - Avec une forêt de pins ? demanda le unas. - Oui. - Ah, dren kree ! pesta le prin’tah. - Tout ce qu’il nous faut maintenant, c’est… Cette fois-ci, la pause était involontaire. L’événement était survenu sans prévenir. Je sentis un profond malaise se répandre à travers mon être et le monde se mit à tournoyer derrière un voile de brume. Des bribes de cris me parvinrent comme dans quelque cauchemar fiévreux. Faisant un effort sur moi-même, je parvins à redevenir en partie maître de mes sens. La tête du ash’rak n’était plus qu’une bouillie étalée sur toute une longueur de mur, alors que son index gauche était encore posé sur la gâchette de l’arme qu’il avait apparemment collée contre sa tempe un instant plus tôt. Le vieil homme marchait vers le comptoir, baragouinant une série de mots incompréhensibles, le regard vide, visiblement perdu dans son monde intérieur. Le unas était occupé à démembrer le jeune chef tout en hurlant sa haine en un dialecte primitif. La scène paraissait s’éloigner à vive allure. Lorsque le cadre de l’entrée du bistrot gagna les bords de mon champ de vision, je repris conscience de mes jambes et de la course dans laquelle elles s’étaient lancées. Je pris part à cette fuite, gagnant rapidement une ruelle proche. Là, je sortais de ma veste l’une des nombreuses armes qu’elle contenait et me hâtais de balayer la zone avec son viseur, m’attendant à tout moment à voir une très vilaine bête se matérialiser devant moi. Aucun ree’tou n’apparut. Pourtant, l’un d’eux n’était pas loin. Cette atroce migraine ne trompait pas. Si je suis encore en vie, c’est grâce à la nature de ma symbiose. La présence du ree’tou nous avait tous perturbés au point de nous faire perdre le contrôle de nos hôtes. D’habitude, pour récupérer la direction de ses gestes, il suffit à mon hôte Octave d’en avoir le désir, de sorte que cette situation ne l’avait pas déboussolé outre mesure. De plus, je ne me contente pas de lire ses souvenirs mais lui donne en retour plein accès à mes propres connaissances, ce qui fait qu’il n’ignorait évidemment rien des ree’tous et de la menace qu’ils représentaient pour leurs ennemis « aux yeux pleins de flammes ». Octave avait donc immédiatement mis la plus grande distance possible entre nous et ce danger mortel. Du côté de mes quatre camarades, en revanche, la venue du ree’tou avait offert à un homme prisonnier de son propre corps sa seule chance de mettre un terme à cet enfer, avait laissé sans guide un vieillard égaré et avait libéré un unas furibard. Quant au pauvre gars sur lequel le unas avait porté sa colére, il était passé d’un cauchemar à un autre. J’avais décidé de regagner en hâte mon tel’tak. La présence du ree’tou ne se faisait plus sentir mais il me fallait absolument savoir où il se trouvait, un but que les détecteurs du tel’tak pouvaient m’aider à atteindre. Au milieu d’une décharge comme Lucia, mieux valait ne pas oublier où l’on stationnait ni lésiner sur les systèmes anti-vols. Le vaisseau cargo m’attendait sagement à sa place. Alors que je me trouvais à quelques pas seulement de l’appareil, l’horrible sensation revint. Je sentais le malaise gagner en puissance. Les ténèbres de l’inconscience me guettaient à nouveau. Pourtant je le vis. À moitié invisible devant l’arme tenue par Octave, le ree’tou était là. Je voulus faire feu mais seul Octave en avait présentement le pouvoir. Qu’attendait-il donc ? Plus tard, lorsqu’il me fut à nouveau possible d’accéder sereinement aux souvenirs de mon hôte, la chose m’apparut évidente. Le ree’tou était mourant. Il paraissait atteint de quelque étrange mal qui rongeait sa chair hors phase. Et il parlait, dans sa propre langue incompréhensible. Il cherchait à communiquer. Le ree’tou laissa tomber au sol un petit boîtier. Octave craint qu’il s’agisse d’une bombe, auquel cas il était un peu tard, mais l’objet se contenta de passer d’une phase dans une autre, devenant palpable par des mains humaines. Puis le ree’tou pointa son arme vers lui-même et se vaporisa. - C’est le deuxième suicide en l’espace d’une demi-heure, marmonna Octave en sortant une tablette lantienne de notre manteau. - Tu aurais préféré l’inviter à bord ? pensai-je en chassant de mon mieux la douleur qui m’avait envahi. - C’est un système similaire à celui autrefois utilisé par les Tollans pour se communiquer leurs sentiments, dit Octave en consultant la tablette. Tel quel, il est sans danger, ajouta-t’il en ramassant le boîtier. À bord du tel’tak, Octave appuya sur un point du mur, révélant ainsi un tiroir au milieu duquel trônait un galet cristallin à la surface irrégulière. Il ouvrit le boîtier ree’tou et l’appliqua sur le cristal. Ce dernier se déforma jusqu’à épouser parfaitement l’intérieur du boîtier. « Y a pas à dire, c’est beau une prise universelle » commenta Octave avec satisfaction. Il se dirigea ensuite vers le digicode hiéroglyphique et actionna une série de touches. L’intérieur de la soute se transforma.
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