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 Stargate Twilight I : Le Crépuscule des dieux

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Millstone
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MessageSujet: Stargate Twilight I : Le Crépuscule des dieux   Mer 18 Juin 2008 - 10:22

Avant-propos

Cette nouvelle fan-série tombe dans la catégorie des future-fics. Elle correspond à ma vision de l’avenir lointain de l’univers de Stargate à partir de son premier téléfilm : Stargate The Ark of Truth. Quelques spoilers sont donc à prévoir dans le courant de l’histoire. Plus important est le fait que je me désintéresse complètement des conséquences que pourrait avoir le second téléfilm, Stargate Continuum, ainsi que de la saison 5 de Stargate Atlantis. Le téléfilm s’annonce comme prometteur en tant que tel mais proche du nimportnawak par rapport à la chronologie générale. Quant à la saison 5 de SGA, je ne compte même pas la regarder.

Cette fan-série entretient un rapport particulier avec certaines de mes anciennes fics que sont Wormhole X-trapolis !, Vanité, Le Navigo, Sur les Traces d’Amalthée et Le Bibliothécaire, toutes laissées sans suite ou inachevées. Elle n’en est pas la continuation, aussi ne lui cherchez pas de cohérence avec elles. Toutefois :
# Le scénario central en sera celui que je projetais pour Vanité.
# Le narrateur en sera le protagoniste principal de Sur les Traces d’Amalthée, désormais tel que je comptais le voir évoluer sur le long terme.
# Une trame secondaire (mais non gratuite) en sera celle que je voulais développer dans Le Bibliothécaire.
# Une mise en abîme (totalement gratuite) fera reprendre du service aux personnages de Wormhole X-trapolis ! et du Navigo (entendez par là qu’ils seront une fiction dans la fiction). Ceci sera à peu prés tout ce que nous verrons de Pégase dans cette fan-série.

Avec cette fic, j’adopte un nouveau genre : celui de la narration par flash-back. L’histoire commence par la fin et le narrateur en viendra occasionnellement à vous narrer ce qu’un autre personnage lui a rapporté de ses propres mésaventures, ce qui équivaudra à un changement temporaire de narrateur. Rien de très sorcier là-dedans mais c’est encore inhabituel chez moi.

L’honnêteté m’oblige à reconnaître que le paysage le plus alien dans lequel se déroulera l’action est un plagiat du jeu vidéo Twilight Princess, de la série des Legend of Zelda. Je pousserai même le vice jusqu’à parler ouvertement du Crépuscule et à faire de son bannissement un enjeu central. Mais je compte assembler tout cela à partir d’éléments de Stargate.

Sans doute me faut il aussi préciser que non, Le cri des Aellos n’est pas abandonné. C’est juste que je ne me suis pas encore suffisamment remis de la saison 4 pour poursuivre sa rédaction.

Enfin, je vais vous demander de patienter un peu avant de pouvoir lire le début de cette nouvelle fan-série.
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Millstone
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MessageSujet: Re: Stargate Twilight I : Le Crépuscule des dieux   Mer 18 Juin 2008 - 22:08

Je suis dans une période un peu difficile en ce moment. Cette nouvelle fic a bien commencé mais pas assez bien. J'ai donc décidé de la réécrire depuis le début. Je garde les posts de l'ancienne version dans des tiroirs à spoilers. La nouvelle version sera postée à la suite.

Spoiler:
 


Dernière édition par sylvouroboros le Jeu 31 Juil 2008 - 23:04, édité 4 fois
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Sapho
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MessageSujet: Re: Stargate Twilight I : Le Crépuscule des dieux   Jeu 19 Juin 2008 - 8:23

Je suis absolument ravie de retrouver Otave et Na’hash !!

Cette nouvelle fan-série s'annonce prometteuse ; tu sais visiblement où tu vas, et tu y vas avec brio.
Il est certes surprenant de trouver ton style sans pareil à la première personne, mais on devrait s'y faire très vite ^^

Quant à ce chapitre, il est très bon - je pense en partiulier au passage avec l'arrivée du Ree'tou - mais trop court pour qu'on puisse se faire une idée de l'histoire. Je tiens cependant à applaudir encore une fois ce personnage génial que tu as inventé, à la fois drôle et profond.
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Webkev
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MessageSujet: Re: Stargate Twilight I : Le Crépuscule des dieux   Jeu 19 Juin 2008 - 17:43

Ahaaaa, un nouveau post de sylvouroboros.

étonné UNE NOUVELLE FANFIC ? ? ?bounce

Encore ? M'enfin, comment est-ce possible. Je suis irrémédiablement dégouté peuh
Mais je me réjouis qu'une fois de plus, je vais pouvoir m'amuser en lisant tes récits cheers


sylvouroboros a écrit:

Cette fan-série entretient un rapport particulier avec certaines de mes anciennes fics que sont Wormhole X-trapolis !, Vanité, Le Navigo, Sur les Traces d’Amalthée et Le Bibliothécaire, toutes laissées sans suite ou inachevées.

Ce qui, en tant que fan de ton inimitable style me fend le coeur (en 2 Razz)
D'ailleurs... Vanité ? Tu n'en a jamais touché mot sur SGFS.


sylvouroboros a écrit:
Sans doute me faut il aussi préciser que non, Le cri des Aellos n’est pas abandonné. C’est juste que je ne me suis pas encore suffisamment remis de la saison 4 pour poursuivre sa rédaction.

J'espère bien que tu n'as pas abandonné! Sinon, comment allons nous faire, nous, pour imaginer le dénouement de ton Triptyque Aello ?!


sylvouroboros a écrit:
Enfin, je vais vous demander de patienter un peu avant de pouvoir lire le début de cette nouvelle fan-série.

Je serai patient drunken


Sinon, ce chapitre premier amène parfaitement le personnage de Na'hash/Octave, dont le rôle dans "Sur les traces d'Amalthée" m'avait fortement plus. Je suis donc ravi de le retrouver en tant que protagoniste dans cette nouvelle histoire bounce

Commencer par la quasi fin de l'histoire, assez original. Ca me rappelle Lawrence D'Arabie (le film).


Et puis, le Ree'tou. Excellente idée ! Et qu'a-t-il bien pu délivrer comme message ? ? ? je suppose que la trame de ton récit est basée sur ce secret, que, comme à ton habitude, tu nous révèleras petit à petit, afin de nous faire devenir dingue Crazy
Je plaisante Razz

Eh bien, avec cette mise en bouche des plus délectable, j'attends la suite du menu avec un appétit gargantuesque cheers
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Skay-39
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MessageSujet: Re: Stargate Twilight I : Le Crépuscule des dieux   Jeu 19 Juin 2008 - 18:41

sylvouroboros a écrit:
Cette fan-série entretient un rapport particulier avec certaines de mes anciennes fics que sont Wormhole X-trapolis !, Vanité, Le Navigo, Sur les Traces d’Amalthée et Le Bibliothécaire, toutes laissées sans suite ou inachevées.

Je ne sais pas si on peut dire que Wormhole X-trapolis est restée "sans suite ou inachevée", puisque l'axe principal - la découverte de Nexus I - a été bouclé. Wink

Ah, nous n'auront finalement pas eus trop longtemps à attendre avant de lire le début de cette fiction ^^ J'en suis tout à fait ravi, parce que ton petit avant-propos était très prometteur. Je n'avais pas eu le temps de commenter, bac oblige, mais je n'en pensais pas moins.

Et ce premier passage est à la hauteur de mes espérances.

Déjà, le ton est donné dès le début : la Terre n'est plus au centre de l'histoire. Elle existe, elle a prospéré, elle s'en sort plutôt bien, ma foi, mais elle n'est à priori pas engagé dans un combat désespéré pour sauver la galaxie. Nos héros viendront d'autre part, c'est entendu.

Et côté héros, je suis plutôt enthousiaste. Ce cher Na'hash, Tok'Râ roublard ou Goa'uld sympathique, comme tu l'as je crois toi-même décris dans une autre réalité. Je ne mentirais pas, je suis très déçu d'apprendre que "Sur les Traces d'Almathée" ne connaîtra aucune suite... J'aimais beaucoup le chemin que cette fic prenait, en particulier du côté de Na'hash, il est vrai.
Idem concernant le bibliothécaire. J'espère que tu sauras intégrer dans cette fiction ton premier épisode du bibliothécaire. Pour ce qui est de l'axe qui lui est associé, je ne me fais pas trop de soucis. Wink

Cette idée de commencer par la scène finale et d'enchainer sur un long flash-back n'est pas, comme tu l'as dit toi-même, des plus originales, mais elle est très bien employée, et c'est loin d'être à la portée de tout le monde. J'ai à la fois hâte de connaitre la suite de ce passage et de savoir ce qui l'a précédé ! mrgreen Félicitations, donc.

La réunion de Goa'uld que tu nous organises est vraiment signée Sylvouroboros. C'est original, cynique, inattendu est on peut y voir quelques messages cachés. On retrouve toutes les sortes de Goa'uld : une larve, un Goa'uld classique (comprenez avec des rêves de grandeur), un pré-naquadrienh, un Ash'rak et un Tok'Râ. Et comme de par hasard, le plus jeune possède l'hôte le plus âgé...
Vraiment saisissante, aussi, la réaction des hôtes une fois libérés. La plus terrible est bien sur celle de l'hôte de l'Ash'rak...

Et triste sort que celui de la Tok'Râ. Mille ans, en effet, ça fait un bail, et je conçois qu'entre temps les autres peuples impliqués dans le conflit aient un peu perdus la mémoire, mais le destin de ces combattants de la liberté n'en est pas moins désolant. Être immortel n'est pas toujours une bénédiction...

Tout comme Sapho, je trouve la scène du Reetou grandiose. Bien, ce n'est peut-être pas ce qu'elle a dit, mais moi je le fais. La folie qui s'abat en un instant sur ces cinq protagonistes est terriblement bien rendue, avec les mots justes. On imagine parfaitement la scène, sans que tu ais pour autant à la décrire avec une abondance de détails.

Des Reetous toujours difficiles à classer. Tu confères à leur "univers" des propriétés différentes du notre... A moins que ce ne soient les Reetous eux-même qui possèdent des caractéristiques hors du commun.
Bref.
Je suis très, très impatient d'entendre le message de ce petit bonhomme. Beaucoup de questions en suspend... Pourquoi cherchait-il Na'hash ? Comment savait-il où le trouver ? Quel est le message qu'il était pour lui si important de transmettre ?
Et comment cela nous mènerât-il à cette fameuse scène initiale... ou finale ?

Seul petit bémol : je crois que ce début a été écrit trop vite, car il y a quelques fautes un peu gênantes pour la lecture.

Enfin, mention spéciale pour ces passages :
sylvouroboros a écrit:
La raison pour laquelle nos premiers assaillants n’ont pas abandonné notre poursuite me dépasse. Un chasseur se sachant chassé sait cesser sa chasse, non ? Cela est d’autant plus rageant que le monstre nous laisserait certainement en paix le temps d’attraper la plus grosse des deux proies. Peut-être n’ont-ils justement pas voulu nous faire ce plaisir ? Si tel est le cas, alors c’est l’un des actes les plus mesquins qu’il m’ait été imposé de voir dans ma longue vie.
sylvouroboros a écrit:
Le troisième puait l’ash’rak. Cela se sentait à sa façon de détailler ses interlocuteurs, un peu comme s’il voulait leur tatouer des lignes en pointillés sur le corps.
sylvouroboros a écrit:
Il était arrivé le dernier et avait eu l’audace d’illuminer brièvement ses yeux, quand bien même cela aurait pu nous attirer à tous de graves ennuis. Je lui sentais l’arrogance de la jeunesse, laquelle était vive chez ceux de notre race. Il s’était trouvé un hôte qui aurait été du goût de Râ, de sorte qu’un simple humain pouvait être aussi bon juge de son caractère que moi-même.
hi hi hi hi hi hi


Il est toujours très agréable de lire une de tes fics, mais exception faite de la Trilogie des Aellos, j'ai rarement été aussi impatient de lire le chapitre suivant. Ne nous laisse pas trop longtemps au supplice, par pitié... ^^

EDIT : PS : Je tiens quand même à préciser que j'ai lu cette fic hier soir, et que seule l'heure tardive et la perspective d'une épreuve décisive de mathématiques le lendemain m'a empêché de la commenter dans la foulée !

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Millstone
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MessageSujet: Re: Stargate Twilight I : Le Crépuscule des dieux   Sam 21 Juin 2008 - 18:31

Sapho a écrit:
Quant à ce chapitre, il est très bon - je pense en partiulier au passage avec l'arrivée du Ree'tou - mais trop court pour qu'on puisse se faire une idée de l'histoire.
Heureusement, le passage suivant arrive. ^^
Webkev a écrit:
D'ailleurs... Vanité ? Tu n'en a jamais touché mot sur SGFS.
Elle est ici, sur un site que j'ai honteusement abandonné parce qu'il ne m'offrait pas de section dédiée. :apophis:
C'est une fic que je ne continuerai jamais... A ceci prés que, en un sens, je viens juste de la reprendre à zéro.
Skay-39 a écrit:
Déjà, le ton est donné dès le début : la Terre n'est plus au centre de l'histoire. Elle existe, elle a prospéré, elle s'en sort plutôt bien, ma foi, mais elle n'est à priori pas engagé dans un combat désespéré pour sauver la galaxie. Nos héros viendront d'autre part, c'est entendu.
Noui.
Skay-39 a écrit:
Tout comme Sapho, je trouve la scène du Reetou grandiose. Bien, ce n'est peut-être pas ce qu'elle a dit, mais moi je le fais. La folie qui s'abat en un instant sur ces cinq protagonistes est terriblement bien rendue, avec les mots justes. On imagine parfaitement la scène, sans que tu ais pour autant à la décrire avec une abondance de détails.
J'ai compris. Il faudra faire l'adaptation Skay-39ième de ma fic, avec tous les effets spéciaux.
Skay-39 a écrit:
Seul petit bémol : je crois que ce début a été écrit trop vite, car il y a quelques fautes un peu gênantes pour la lecture.
Mon nouveau correcteur d'orthographe et de grammaire croit que "malle" est le féminin de "mal" et que "d'des" existe en français. Forcément, on va voir combien j'étais dépendant du programme précédent. pale





Je suis dans une période un peu difficile en ce moment. Cette nouvelle fic a bien commencé mais pas assez bien. J'ai donc décidé de la réécrire depuis le début. Je garde les posts de l'ancienne version dans des tiroirs à spoilers. La nouvelle version sera postée à la suite.
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MessageSujet: Re: Stargate Twilight I : Le Crépuscule des dieux   Sam 21 Juin 2008 - 18:33

Je suis dans une période un peu difficile en ce moment. Cette nouvelle fic a bien commencé mais pas assez bien. J'ai donc décidé de la réécrire depuis le début. Je garde les posts de l'ancienne version dans des tiroirs à spoilers. La nouvelle version sera postée à la suite.


Spoiler:
 


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Sapho
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MessageSujet: Re: Stargate Twilight I : Le Crépuscule des dieux   Sam 21 Juin 2008 - 19:18

haaan
La scène d'apocalypse est absolument terrifiante !! Je n'aimerais pas voir tes cauchemars...

La longueur des phrases alourdit quand même beaucoup le récit, au moins dans ce passage (ou alors c'est moi qui suis très fatiguée, hypothèse fort probable également peuh)

Citation:
C’était une sphère de métal qu’un humain adulte aurait tout juste pu tenir entre ses bras. Elle était creuse et se résumait à une sorte de grillage arborescent, comme deux bouquets de racines mis bout-à-bout.
D'où le nouveau dessin ?

Citation:
Alors que le ree’tou s’éloignait, il entendit l’un des hommes déclarer « Mé sai koa se bordeuél ? »
Citation:
Sans doute par une volonté niaise de singer les manières tau’ries, on leur avait collé des gyrophares bleus et rouges sur les ailes.
XD

Citation:
le chapa'ko
C'est la super-porte, c'est ça ? inculte, oui ^^

Citation:
Pour quelqu’un n’aimant pas faire usage de la violence, l’enjeu n’en valait pas les risques. « C’est d’accord », dis-je.
hi hi

Citation:
Des lucioles jouaient entre les branches, à supposer qu’une luciole puisse se résumer à sa seule lumière.
Et voilà le lien avec "le bibliothéquaire" Jack


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MessageSujet: Re: Stargate Twilight I : Le Crépuscule des dieux   Sam 21 Juin 2008 - 19:44

Sapho a écrit:
La scène d'apocalypse est absolument terrifiante !! Je n'aimerais pas voir tes cauchemars...
Comme je le disais dans les avant-propos, c'est un plagiat d'un jeu-vidéo auquel j'ai joué. Il s'agit d'un jeu bon enfant mais il ne tient à rien d'en tirer un monde vraiment cauchemardesque.
Sapho a écrit:
La longueur des phrases alourdit quand même beaucoup le récit, au moins dans ce passage
C'est que j'aime les phrases à rallonge. Mais j'essairai de me dominer.
Sapho a écrit:
D'où le nouveau dessin ?
Exactement ! very happy
Sapho a écrit:
C'est la super-porte, c'est ça ?
C'est effectivement la superporte. Aprés, on peut discuter l'orthographe... En fait non, on ne peut pas.
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MessageSujet: Re: Stargate Twilight I : Le Crépuscule des dieux   Sam 21 Juin 2008 - 23:21

sylvouroboros a écrit:
Webkev a écrit:
D'ailleurs... Vanité ? Tu n'en a jamais touché mot sur SGFS.
Elle est ici, sur un site que j'ai honteusement abandonné parce qu'il ne m'offrait pas de section dédiée. :apophis:

Les fous ! :prior: Mais s'ils préfèrent les shep12...
Au passage, je signale que Vanité peut être considérée comme un peu spoiler... Wink

sylvouroboros a écrit:
J'ai compris. Il faudra faire l'adaptation Skay-39ième de ma fic, avec tous les effets spéciaux.

Meuh non ! C'était un compliment, je te dis !

sylvouroboros a écrit:
Mon nouveau correcteur d'orthographe et de grammaire croit que "malle" est le féminin de "mal" et que "d'des" existe en français. Forcément, on va voir combien j'étais dépendant du programme précédent. pale

hi hi

Bien, la fic en elle-même. Un sacré morceau, ici. Pas de la gnognote. Je regrette un peu que le témoignage du Ree'tou ait été fait au passif... J'aurais bien voulu entendre un Ree'tou en tant que narrateur direct. D'autant que mit bout à bout avec la fin du passage précédent, ça semblait tout indiqué... Une plongée dans le passé.

La description de la destruction... Hum... Je ne sais pas si le mot est adapté. disons plutôt : la catastrophe de la planète mystérieuse est décrite avec un luxe de détail qui ne te ressemble pas. ^^ C'est vraiment prenant, surtout lorsqu'on découvre les pauvres victimes humaines de ce cataclysme. Les immenses nuages noirs sont également impressionnants, et, plus généralement, les différentes "créatures" (dirais-je faute de mieux) que notre Ree'tou rencontrera.

sylvouroboros a écrit:
Il chercha en vain les ombres lancées par les arbres. Il chercha en vain la source de celles qu’il voyait. Des lucioles jouaient entre les branches, à supposer qu’une luciole puisse se résumer à sa seule lumière.

Ce passage, en particulier, est tout à fait fascinant.

Je suis monstrueusement curieux de connaître la nature de cet insecte plus grand que le Ree'tou. C'est insupportable, il faut que tu dissipes ce doute. Le contraire serait proprement criminel.

sylvouroboros a écrit:
C’était une sphère de métal qu’un humain adulte aurait tout juste pu tenir entre ses bras. Elle était creuse et se résumait à une sorte de grillage arborescent, comme deux bouquets de racines mis bout-à-bout.

...Et comme l'a dit Sapho, voici donc la nature du petit dessin qui découpe tes chapitres. clin d'oeil

sylvouroboros a écrit:
Ce sentiment fut aggravé par une volée de chasseurs de la mort passant en trombe au-dessus de notre tel’tak. Sans doute par une volonté niaise de singer les manières tau’ries, on leur avait collé des gyrophares bleus et rouges sur les ailes.

Drôle et significatif. Après tout, la Terre est devenue "un acteur majeur de l'astropolitique intergalactique." C'est pas des clopinettes, donc.

J'aime beaucoup la scène de la fuite de Na'hash. La manière dont s'affrontent - sans vraiment le faire, en fait - l'altruisme d'Octave et l'égoïsme quasi-génétique du symbiote est amusante et nous permet de mieux re-situer ces deux personnages.

sylvouroboros a écrit:
Je verrouillai l’un de ces groupes et le capturai dans un faisceau de téléportation wraith. Sachant que le tel’tak avait assez de mémoire-tampon pour un millier d’individus, je poursuivais la récolte. Autour de nous, les chasseurs de la mort pilonnaient le Crépuscule avec des décharges de plasma. Des jets d’énergie oris et des rayons de phase asgards tombaient depuis une position orbitale.

Alors là, je salue la performance. En a peine 4 phrases, tu introduis la technologie des trois espèces les plus puissantes de la franchise, plus les Goa'uld. Et comme si ça ne suffisait pas, on parle de naquadriah ensuite. Le message est passé : toute ces trucs se retrouvent partout, en libre service. Désormais, les Géants se distinguent sans doute davantage par la taille de leur compte en banque que par l'avance de leur technologie.

sylvouroboros a écrit:
Le tel’tak gagna le calme de l’espace. De là, je pus voir l’explosion. Elle ne fut pas telle que je l’espérais. Au lieu d’un grand flash, c’est une formidable tache d’encre qui s’étala sur la carte du monde. La planète Lucia toute entière ne fut bientôt plus qu’une boule plus noire que l’espace dans lequel elle flottait.

Voici l'une des destructions planétaires les plus concises que j'ai jamais lue. C'est cocasse, mais pour le coup, ça aurait mérité d'être un chouia plus étalé. En fait, je trouve la partie "bataille" un peu trop précipitée, de manière générale. On est pas assez dans l'action.

sylvouroboros a écrit:
Une planète entière périssant par la faute d’un truc arrivé par le chapa’aï, cela se produit plus souvent qu’on ne le croit.

hi hi hi hi hi hi

sylvouroboros a écrit:
Je me suis contenté de donner le testament à une chaîne de télévision hébridane parce que c’était le moyen le plus simple de le faire parvenir à la famille du ree’tou, à supposer la chose possible, et parce que la chaîne le prenait pour un bon prix.

A la fois choquant et parfaitement crédible. La télé a de moins en moins de tabous... D'un autre côté, informer la population n'est sans doute pas une mauvaise chose. Si c'est diffusé, bien entendu. Je me dis que les patrons ont peut-être des raisons de garder ça sous clé...

sylvouroboros a écrit:
quelque chose cloche avec le chapa'ko.

Très joli, ça. On prend Chapa'aï'Ko et on rétrécie, parce que c'est la tendance de toute langue.

sylvouroboros a écrit:
- Non ? Tu veux dire que tous les échanges commerciaux avec Origine sont suspendus ?

Vertigineux. Des échanges commerciaux avec une autre galaxie, à travers une porte géante qu'on ne sait peut-être pas reconstruire, ou en tout cas pas sans faire imploser une planète...
Et toi tu mentionnes ça comme si tu parlais des chiffres de la croissance.

sylvouroboros a écrit:
Et on partagera la prime.
- Laquelle s’élèverait à combien ?
- Une doléance.

Je sifflais d’admiration devant cette prime exceptionnelle.
- Joli ! dis-je. Mais ça n’est guère divisible, même par deux.
- Il suffit de s’entendre sur ce que je demanderai.

Voila une notion qu'elle est intéressante. On songe immédiatement à un vœu... mais je suppose qu'il y a des limites, des règles. Je suis curieux de savoir ce que nos deux amis pourraient en faire. Car après tout...
Citation:
doléance

doléance [dɔles]
doléance nom commun - féminin ( doléances )
1. plainte au sujet d'un grief (soutenu)
Synonyme: revendication
cahier de doléances • présentez vos doléances

2. plainte au sujet d'épreuves personnelles (soutenu)
[Remarque d'usage: surtout au pluriel]
je ne suis pas disposé à écouter vos doléances


Bref, beaucoup de matière dans ce chapitre. Un témoignage fort et intriguant, qui augure de grands bouleversements futurs, un duo symbiotique qui se précise, de nouveaux mystères, de l'action, de nouveaux indices sur l'astropolitique de 3008 et une mission en perspective.

Espérons que le suivant sera de la même veine ! :sam:

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MessageSujet: Re: Stargate Twilight I : Le Crépuscule des dieux   Dim 22 Juin 2008 - 9:02

sylvouroboros a écrit:
Elle est ici, sur un site que j'ai honteusement abandonné parce qu'il ne m'offrait pas de section dédiée.
C'est une fic que je ne continuerai jamais... A ceci prés que, en un sens, je viens juste de la reprendre à zéro.

Me voici prévenu, je vais donc éviter d'y aller jeter un oeil avant la fin de cele-ci!

Concernant ce chapitreJe ne puis que rejoindre Sapho et Skay dans leur admiration devant ce chapitre.

Je suis aussi bluffé par la manière dont tu introduis les technologies des puissantes races actuelles de SG pour les transposer dans ton futur.

On sait désormais que quelque soit la nature de ce Crépuscule, il se nourrit d'énergie, et se sert des lucioles comme arme. Intéressant, mais je veux savoir d'où viennent ces ténèbres obscurcissant les planètes.

Enfin, je ne vais pas plussoyer les aspects positifs déjà évoqués précédemment, mais juste avouer que la longueur des phrases ne m'a pas choqué outre mesure Wink

J'attends la suite, avec impatience, en espérant qu'au lieu d'épaissir le mystère, elle apportera certains indices afin de le résoudre :D
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MessageSujet: Re: Stargate Twilight I : Le Crépuscule des dieux   Dim 22 Juin 2008 - 10:17

Skay-39 a écrit:
Au passage, je signale que Vanité peut être considérée comme un peu spoiler...
Webkev a écrit:
Me voici prévenu, je vais donc éviter d'y aller jeter un oeil avant la fin de cele-ci!
Comme il vous plaira.
Skay-39 a écrit:
Je regrette un peu que le témoignage du Ree'tou ait été fait au passif... J'aurais bien voulu entendre un Ree'tou en tant que narrateur direct.
J'ai voulu conserver le point de vue de Na'hash: ce qu'il ne comprend pas, ce dont il se désintéresse, ce qu'il critique et ainsi de suite. Il est vrai que sur ce passage j'ai davantage changé de modéle de narration que de narrateur.
Skay-39 a écrit:
Je suis monstrueusement curieux de connaître la nature de cet insecte plus grand que le Ree'tou. C'est insupportable, il faut que tu dissipes ce doute. Le contraire serait proprement criminel.
Skay dit ça parce que sur MSN il m'a cité tous les trucs vaguement insectoïdes de la série jusqu'à mettre le doigt sur ce à quoi je faisais référence. Du coup, maintenant, je suppose qu'il hésite à faire sa critique sur le ree'tou de peur de vendre la mèche. Je m'en vais donc dire que, oui, je montre mon ree'tou peut-être davantage hors phase que ne le laissait entendre l'épisode. Ce n'est pas grave, j'assume.
Skay-39 a écrit:
En fait, je trouve la partie "bataille" un peu trop précipitée, de manière générale. On est pas assez dans l'action.
Aïe... Me voila prévenu pour la suite.
Webkev a écrit:
On sait désormais que quelque soit la nature de ce Crépuscule, il se nourrit d'énergie, et se sert des lucioles comme arme. Intéressant, mais je veux savoir d'où viennent ces ténèbres obscurcissant les planètes.
Vous saurez tout le moment venu. ^^
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Sapho
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MessageSujet: Re: Stargate Twilight I : Le Crépuscule des dieux   Dim 22 Juin 2008 - 10:35

Skay-39 a écrit:
Au passage, je signale que Vanité peut être considérée comme un peu spoiler...
Webkev a écrit:
Me voici prévenu, je vais donc éviter d'y aller jeter un oeil avant la fin de cele-ci!
Mhmm, donc il ne faut pas parler des
Spoiler:
 
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Millstone
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MessageSujet: Re: Stargate Twilight I : Le Crépuscule des dieux   Jeu 31 Juil 2008 - 23:17

Je suis dans une période un peu difficile en ce moment. Cette nouvelle fic a bien commencé mais pas assez bien. J'ai donc décidé de la réécrire depuis le début. Je garde les posts de l'ancienne version dans des tiroirs à spoilers. La nouvelle version sera postée à la suite.

C'est à dire ici.





Smile [SG-!] Smile


Le Crépuscule des Dieux.


Le cuir de mon fauteuil était tellement fatigué que l’on pouvait peiner à croire qu’il avait jadis fait la fierté d’un capitaine. En me retournant, je me trouvais en présence d’une assez grande quantité de tabourets, de voyants, de jauges de pression, de boutons et de leviers. Devant moi, le pont de commandement marquait une pente, un peu à la manière d’une salle de cinéma privée. Deux postes de pilotage se trouvaient légèrement en contrebas sur ma gauche et sur ma droite, chacun étant pourvu d’une sorte de minitel. La pente se terminait par un genre de climatiseur fixé à même le sol, beaucoup plus long que large, qui envoyait continuellement vers le plafond un mince film d’air condensé. Un second appareil était accroché au plafond, non pas exactement au-dessus de ma tête mais un rien en arrière de cette position, et consistait en un modèle assez rudimentaire de vidéoprojecteur. La lumière qu’il projetait reconnaissait dans le courant d’air un écran comme un autre, de sorte qu’une image plate et fantomatique paraissait flotter dans le vide. Ce résultat était remarquablement proche du type d’écran holographique auquel j’avais accès à bord de mon tel’tak, à ceci près que les vrais hologrammes n’ondulaient pas au moindre souffle. J’étais de surcroît habitué à autre chose que du noir et blanc. Au-delà de la ventilation, le plancher se poursuivait à l’horizontale sur une demi-douzaine de pas et jusqu’à une grande vitre au travers de laquelle on pouvait voir le monde extérieur. Ce dernier était essentiellement constitué d’eau mais j’avais pourtant une vue imprenable sur une piste d’atterrissage. Car pour se représenter l’Eudore, il fallait imaginer le fruit d’un accouplement entre un sous-marin et un porte-avion. Comme tout ce qui venait de la planète Langara, les vaisseaux de classe Néréis faisaient rire avec leurs gros boulons rouillés. Pourtant, eux seuls pouvaient faire ce dont aucun autre vaisseau n’était capable et constituaient par là la seule et unique véritable innovation du dernier millénaire écoulé.

J’étais pour l’heure le seul occupant. À une certaine distance au-delà du nez du bâtiment, j’apercevais l’un des murs du bassin où il stationnait. Cette piscine géante se trouvait à bord d’un vaisseau spatial appartenant à la Solidarité. Il va sans dire que l’Eudore était minuscule en comparaison du mastodonte. Ce dernier avait la forme d’une larme, c'est-à-dire d’une goutte aplatie à sa base et dotée d’une queue plus fine. Sachant que mon tel’tak était garé dans l’un des hangars de l’Eudore, cela faisait un beau jeu de poupées gigognes. En ce moment, les Solidaires devaient être nombreux à s’activer dans tous les sens et ne me voulaient pas dans leurs pattes, raison pour laquelle je demeurais à bord de l’Eudore.

Tout cela se trouvait représenté sur l’écran venteux, lequel montrait aussi l’environnement du vaisseau Solidaire. La majeure partie de cet environnement était signalée par la mention « hyperespace » accompagnée de divers chiffres. La vidéo montrait un quatrième vaisseau lancé à notre poursuite, dont l’allure était globalement celle d’un T majuscule. Il faisait à peu près la même taille que le vaisseau Solidaire mais je le savais plus lourdement armé. Nos poursuivants se trouvaient eux-mêmes talonnés par un cinquième engin que j’hésitais à qualifier de vaisseau spatial. C’était davantage un monstre, dont les mandibules paraissaient à tout moment prêtes de déchiqueter leur proie. Celui-là comptait littéralement nous dévorer tout crus. Pris dans son ensemble, le tableau rappelait irrésistiblement cette illustration tau’rie de la chaîne alimentaire, à ceci près que les deux plus petits poissons s’étaient déjà faits gober. Ce qui me sidérait, c’était que le Mjöllnir n’abandonna pas sa poursuite des Solidaires en se sachant lui-même en si mauvaise posture. Un chasseur se sachant chassé sait cesser sa chasse, non ? Cela pouvait durer comme cela durant plusieurs jours dont je n’avais pas le luxe.

« Eudore ? », dis-je à haute voix. Celle qui me répondit était pénible à écouter. Il s’agissait d’une succession de mots ou groupes de mots enregistrés séparément. C’était un mode d’expression qu’un tau’ri associerait spontanément à une phrase comme « Vous avez – un – nouveau message – reçu – aujourd’hui – à – neuf heures – trente ». Mais le pire était que l’ordinateur de bord en avait appris la majeure partie sur le tas, au détour de diverses conversations, de sorte que les mots étaient prononcés tantôt par un homme, tantôt par une femme, tantôt par une jeune recrue, tantôt par un honorable gradé, tantôt par un homme joyeux, tantôt par le même homme dans un moment de contrariété et ainsi de suite. La brave intelligence artificielle ne le faisait pas exprès mais elle était très très fatigante.
- Oui, Na’hash ? répondit Eudore en prononçant mon nom de ma propre voix lorsque je m’étais présenté à l’appareil.
- Est-ce que tu supporterais les gaz de l’hyperespace et le vide de l’espace conventionnel ?
- Oui. En théorie. Mais non un passage incontrôlé de l’un à l’autre.
- Je peux t’aménager une fenêtre de sortie depuis mon tel’tak. Mais pour cela il nous faut sortir de l’eau.
- Le bassin n’a aucune issue.
- Sommes-nous loin de la coque extérieure des Solidaires ?
- Le bassin repose presque dessus.
- Alors je propose de créer une sortie à coups de torpilles.
- Le bassin est isolé du reste du vaisseau. Néanmoins, les Solidaires n’apprécieront pas.
- Ça, je m’en doute. Et à vrai dire, je m’en moque, ajoutai-je en embrasant mes yeux d’une lueur mauvaise.
- Si ce plan fonctionne, je me trouverai à la dérive dans l’espace.
- Ouais, ben, la pêche au vaisseau, ça va bien une fois. Tu peux compter sur mon tel’tak pour te remorquer jusqu’à un océan.
- Il faudra prévoir un trajet court. Pour cela, je suggère une évasion dans huit heures.
- Huit heures de patience, donc.
- Raconte-moi une histoire !

Cette dernière phrase était tout entière empruntée à un gamin de deux ans qui avait autrefois dû visiter l’Eudore à l’occasion d’une journée écoutilles ouvertes. Elle me prit par surprise.
- Euh, hésitai-je. Quelle sorte d’histoire ?
- Celle de notre rencontre. Ce qui vous a poussé à me chercher. Votre vision de ce qui a suivi.
- Fort bien, dis-je avec un amusement certain malgré la précarité de notre situation. Tout a commencé il y a deux mois de cela.


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MessageSujet: Re: Stargate Twilight I : Le Crépuscule des dieux   Jeu 31 Juil 2008 - 23:18


Je me trouvais alors sur Lucia. Depuis de nombreux siècles, ce monde était devenu un vaste amoncellement de carcasses métalliques, sur les terres comme sous la mer. Diverses sortes de carburants et de lubrifiants en contaminaient chaque parcelle d’eau et le ciel en était jaune pollution même en plein jour. Les Lucians vivaient parmi et à l’intérieur des épaves, faisant de la planète entière un bidonville. Nombre d’entre eux étaient des voleurs, des receleurs, des dealers, des prostitués ou des chasseurs de primes. Les policiers n’y recevaient aucun salaire en dehors de leurs pots-de-vin. C’était une étape obligée pour une grande partie de la pègre interplanétaire et les véritables autochtones, tous ceux nés dans cette misère, occupaient le bas d’un pavé inexistant. Je crois savoir que les vaisseaux autonomes tels que toi trouvaient ce monde à leur goût, mais pour y mourir, non pour y vivre. J’étais déjà venu plusieurs fois sur Lucia, car j’y étais hélas largement à ma place.

Peut-être devrais-je en dire davantage sur ma personne. Je suis un goa’uld, né d’une reine démente du nom de Échidna. Sa folie était telle que les larves auxquelles elle donnait la vie ne la conservaient pas longtemps, succombant à une mémoire génétique qui valait tous les venins. Si moi je suis arrivé à maturité, c’est en refoulant je ne sais comment une partie de ces souvenirs. Par la suite, mes passages dans le sarcophage éveillèrent des cauchemars si violents que j’en ressortais la sueur au front. Plusieurs siècles s’écoulèrent durant lesquels je ne fus, selon les termes justes, qu’un minable petit goa’uld de seconde zone, dont le domaine ne cessait de passer d’un Grand Maître à un autre. Je finis toutefois par entretenir une collaboration durable avec Yu, alors le plus raisonnable des Grands Maîtres. C’est pourtant lui que je devais trahir le plus durement, lorsque le jour vint où mon prima captura une espionne de la Tok’râ. La fascination que j’avais pour les cristaux l’emporta sur ma loyauté et je décidai de dissimuler cette capture au seigneur de jade. Mes méthodes manquaient de force mais j’étais plus patient que la majorité de mes congénères. Je pouvais la garder en cellule pour toujours si nécessaire. Elle le comprit au bout d’un mois. Ou plutôt, elle comprit davantage sur mon compte que je ne le faisais moi-même. C’est ainsi qu’elle se décida à parler et parvint à me gagner à la cause de la Tok’râ. Le nom de cette espionne était Jolinar et je me souviens avoir été jaloux de sa relation avec Lentash. Mais mon nouvel hôte était d’un naturel serein et mon renoncement alors total à le combattre fut pour moi source d’une quiétude que je pensais jusque-là impossible. Mes symbioses suivantes furent plus équilibrées mais je bénis ce temps où je pus lutter sur le seul front de mes démons intérieurs et ne pas le faire seul. Le temps passa et amena la destruction de l’Empire Divin par les Réplicateurs, puis celle des Réplicateurs par les guerriers de Dakara. Les Croisés d’Origine vinrent et s’en repartirent. J’ai vécu le millénaire écoulé depuis lors. J’ai vu la Tok’râ retourner à la clandestinité alors qu’il devenait clair que nous ne serions jamais jugés que sur notre sang. Si je n’ai jamais renié l’enseignement de la reine Egeria, j’ai fini par être las de vivre sous terre. Alors je suis parti, à l’aventure pourrait-on dire, dans cette galaxie aux mille et une désillusions.

J’étais donc à la recherche d’une énième entreprise dans laquelle m’embarquer, si possible avec d’autres goa’ulds, histoire de pouvoir les doubler sans m’encombrer de scrupules. J’avais justement rendez-vous avec quatre d’entre eux dans un bar où l’on ne posait aucune question aux clients en dehors de leurs commandes. L’établissement avait la forme d’un arrière d’al’kesh et c’est sans surprise qu’il devait se révéler creux. Juste avant d’entrer, je fus interpellé en ces termes : « Tu m’offres un verre, beau brun ? ». À voir la créature qui venait de parler, on se disait qu’un être suprême en avait peut-être réellement dessiné les courbes. Ma réponse fut toutefois assez froide : « Reolase et volutes d’Hathor. Un mélange efficace. Mais celle que je vois est morte depuis longtemps ». Bien sûr, il y avait aussi le fait que j’avais rapidement pu combattre les effets du second ingrédient, un détail qu’il me valait mieux taire. Au comptoir de la taverne, je commandai une bière à un barman dont chaque joue accusait une narine supplémentaire. Je remarquai que ses mains étaient des prothèses mécanisées. Il ne fallait pas chercher bien loin la raison pour laquelle on lui avait coupé celles d’origine. Trois goa’ulds m’attendaient à une table dans un coin. Il en était deux dont je pouvais sentir la présence les yeux fermés, à supposer que je me sois risqué à pareille imprudence. Le troisième devait sortir directement de nos anciens marécages, car seule sa voix trahit un instant sa nature. De plus, son hôte était un unas. Des deux premiers, il en était un dont l’hôte était humain et accusait un âge très avancé. Sa voix, plus aigue qu’une voix humaine au lieu d’être plus grave, indiquait qu’il s’agissait d’un prin’tah non encore arrivé à maturité. Il devait profiter de la sénilité de son hôte pour exercer un contrôle dont il n’était autrement pas encore capable. Quant au dernier, occupant un corps humain en bien meilleur état, il puait l’ash’rak. Sa façon de détailler ses interlocuteurs comme s’il voulait leur tatouer des lignes en pointillés sur le corps ne trompait pas. Étant donné que nous n’étions pas encore au complet, chacun se contenta de boire en silence.

Au bout d’un moment, celui de qui était venue l’invitation fit son entrée, et il l’a fit beaucoup trop voyante à mon goût. Après avoir poussé dans la boue la vieille qui faisait la grue devant la porte, il commanda de l’hydromel au barman et le traita de sangsue lorsque l’autre répondit qu’il n’en avait pas. Le pire était qu’il en avait profité pour embraser ses yeux, quand bien même ce genre de chose attirait tous les ennuis dans un rayon de trois kilomètres. Lorsqu’il s’assit à notre table, j’eus loisir de détailler des traits d’éphèbe qui n’auraient pas déplu à Râ. Ils se mariaient parfaitement avec l’arrogance juvénile qui irradiait de ce sale petit prétentieux. Le nouveau venu m’adressa un sourire qui paraissait dire « Eh oui, la momie, c’est pour ça que tu es là. Il me fallait un aîné à rendre furieux ».
- Ravi de vous voir tous présents à l’appel, dit-il pour de vrai. Vous allez voir que j’ai du lourd à vous proposer.
- Huh ? réagit le unas.
- Il veut dire que son affaire est sérieuse, expliqua le prin’tah.
- Si je songe à vous engager, c’est parce que je possède... fit traîner le chef autoproclamé en portant son auriculaire droit au bord de sa bouche de sorte que je m’attendais presque à le voir déclarer « un million de shistas ».
- Ouais ? dit l’ash’rak sur un ton qui incitait à accélérer.
- … l’adresse d’un chapa’aï, finit le chef.

Un silence suivit cette déclaration.
- Récemment déterré ? demandai-je.
- Précisément, confirma le chef.
- Des humains ? voulut savoir le prin’tah.
- En quantité. Et pas très avancés sur le plan technologique. Je suis le seul à savoir qu’ils sont là. Cela représente un joli petit monde rien que pour nous.
- Avec une forêt de pins ? demanda le unas.
- Oui.
- Ah, dren kree ! pesta le prin’tah.
- Tout ce qu’il nous faut maintenant, c’est…

Cette fois-ci, la pause était involontaire. L’événement était survenu sans prévenir. Je sentis un profond malaise se répandre à travers mon être et le monde se mit à tournoyer derrière un voile de brume. Des bribes de cris me parvinrent comme dans quelque cauchemar fiévreux. Faisant un effort sur moi-même, je parvins à redevenir en partie maître de mes sens. La tête du ash’rak n’était plus qu’une bouillie étalée sur toute une longueur de mur, alors que son index gauche était encore posé sur la gâchette de l’arme qu’il avait apparemment collée contre sa tempe un instant plus tôt. Le vieil homme marchait vers le comptoir, baragouinant une série de mots incompréhensibles, le regard vide, visiblement perdu dans son monde intérieur. Le unas était occupé à démembrer le jeune chef tout en hurlant sa haine en un dialecte primitif. La scène paraissait s’éloigner à vive allure. Lorsque le cadre de l’entrée du bistrot gagna les bords de mon champ de vision, je repris conscience de mes jambes et de la course dans laquelle elles s’étaient lancées. Je pris part à cette fuite, gagnant rapidement une ruelle proche. Là, je sortais de ma veste l’une des nombreuses armes qu’elle contenait et me hâtais de balayer la zone avec son viseur, m’attendant à tout moment à voir une très vilaine bête se matérialiser devant moi. Aucun ree’tou n’apparut. Pourtant, l’un d’eux n’était pas loin. Cette atroce migraine ne trompait pas.

Si je suis encore en vie, c’est grâce à la nature de ma symbiose. La présence du ree’tou nous avait tous perturbés au point de nous faire perdre le contrôle de nos hôtes. D’habitude, pour récupérer la direction de ses gestes, il suffit à mon hôte Octave d’en avoir le désir, de sorte que cette situation ne l’avait pas déboussolé outre mesure. De plus, je ne me contente pas de lire ses souvenirs mais lui donne en retour plein accès à mes propres connaissances, ce qui fait qu’il n’ignorait évidemment rien des ree’tous et de la menace qu’ils représentaient pour leurs ennemis « aux yeux pleins de flammes ». Octave avait donc immédiatement mis la plus grande distance possible entre nous et ce danger mortel. Du côté de mes quatre camarades, en revanche, la venue du ree’tou avait offert à un homme prisonnier de son propre corps sa seule chance de mettre un terme à cet enfer, avait laissé sans guide un vieillard égaré et avait libéré un unas furibard. Quant au pauvre gars sur lequel le unas avait porté sa colére, il était passé d’un cauchemar à un autre.

J’avais décidé de regagner en hâte mon tel’tak. La présence du ree’tou ne se faisait plus sentir mais il me fallait absolument savoir où il se trouvait, un but que les détecteurs du tel’tak pouvaient m’aider à atteindre. Au milieu d’une décharge comme Lucia, mieux valait ne pas oublier où l’on stationnait ni lésiner sur les systèmes anti-vols. Le vaisseau cargo m’attendait sagement à sa place. Alors que je me trouvais à quelques pas seulement de l’appareil, l’horrible sensation revint. Je sentais le malaise gagner en puissance. Les ténèbres de l’inconscience me guettaient à nouveau. Pourtant je le vis. À moitié invisible devant l’arme tenue par Octave, le ree’tou était là. Je voulus faire feu mais seul Octave en avait présentement le pouvoir. Qu’attendait-il donc ? Plus tard, lorsqu’il me fut à nouveau possible d’accéder sereinement aux souvenirs de mon hôte, la chose m’apparut évidente. Le ree’tou était mourant. Il paraissait atteint de quelque étrange mal qui rongeait sa chair hors phase. Et il parlait, dans sa propre langue incompréhensible. Il cherchait à communiquer. Le ree’tou laissa tomber au sol un petit boîtier. Octave craint qu’il s’agisse d’une bombe, auquel cas il était un peu tard, mais l’objet se contenta de passer d’une phase dans une autre, devenant palpable par des mains humaines. Puis le ree’tou pointa son arme vers lui-même et se vaporisa.
- C’est le deuxième suicide en l’espace d’une demi-heure, marmonna Octave en sortant une tablette lantienne de notre manteau.
- Tu aurais préféré l’inviter à bord ? pensai-je en chassant de mon mieux la douleur qui m’avait envahi.
- C’est un système similaire à celui autrefois utilisé par les Tollans pour se communiquer leurs sentiments, dit Octave en consultant la tablette. Tel quel, il est sans danger, ajouta-t’il en ramassant le boîtier.

À bord du tel’tak, Octave appuya sur un point du mur, révélant ainsi un tiroir au milieu duquel trônait un galet cristallin à la surface irrégulière. Il ouvrit le boîtier ree’tou et l’appliqua sur le cristal. Ce dernier se déforma jusqu’à épouser parfaitement l’intérieur du boîtier. « Y a pas à dire, c’est beau une prise universelle » commenta Octave avec satisfaction. Il se dirigea ensuite vers le digicode hiéroglyphique et actionna une série de touches. L’intérieur de la soute se transforma.


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Stargate Twilight I : Le Crépuscule des dieux

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