Me voilà de retour avec une nouvelle fanfic... et pas forcément où on m'attendait !
Auteurs : Sganzy & Horus
Titre : Mission peinture
Genre : Ship et humour
Saison : Saison 8
Note d’Horus : Quand deux auteurs déglingués (surtout sganzy) se mettent à écrire chacun leur tour une page d’une fanfic… Le résultat ne pouvait être qu’un immonde craquage de slip… (Enfin ne cherchez pas de slip dans cette fanfic c’est juste les magnifiques auteurs (nous) qui ont dû renouveller leur stock de sous-vêtements).
Note de Sganzy : Fic commencée il y a très longtemps, Horus a eu le courage de la finir. Ils nous a fallu plus d’un slip pour arriver à un tel niveau de connerie, mais bienheureusement, les fées qui se sont penchées sur nos berceaux nous ont doté d’un esprit du ridicule au dessus de la norme. Pur craquage dans les normes du craquage de slip ! Enjoy^^
Mission peinture
Horus Ce matin là, Samantha sortit en trombes du bureau de Jack. Elle courut dans le couloir comme si sa vie en dépendait. Elle croisa Daniel qui allait en sens inverse. Elle se retourna et cria :
- Daniel !
- C’est une urgence ?
- Oui, on vous demande en salle de contrôle,
tout de suite.
Daniel se retourna et courra après Sam. Mais cette dernière se dirigea vers la salle des archives. Elle ouvrit un tiroir et se mis à fouiller… Rien ! Elle vit un sous-officier.
- Où est le dossier sur le goa’uld Osiris ?
- Le Docteur Jackson l’a emporté il y a une semaine…
À peine eut-il achevé sa phrase que Sam était déjà sortie de la pièce et cavala vers le bureau de Daniel. Une fois arrivée elle regarda partout.
- Où est ce dossier ? Où est-il ? Où ?! Ca y est, il est là !
Elle brandit victorieuse le
rapport Osiris. Elle l’ouvrit et le parcouru frénétiquement. Elle s’arrêta à la dernière page, le retour de Sarah sur Terre après qu’on lui ait enlevé son goa’uld.
- Il me faut son numéro de téléphone, c’est la seule qui puisse m’aider. Là !
Elle saisit son téléphone portable fébrilement, elle tapa aussi rapidement que possible tous les chiffres en tentant de rester calme.
Bip bip bip…- Et mer… J’oubliais que les portables ne passent pas quand on est sous terre !
La jeune femme se rua sur un téléphone mural rouge au-dessus duquel
« Emergency Only » était inscrit et répéta l’opération. Une sonnerie, deux sonneries…
- Vite… Vite… Allo, Sarah ? Vous vous souvenez de moi ? Colonel Samantha Carter… Oui ! La collègue de Daniel ! Que faites-vous ce week-end ? Rien de spécial, très bien ! Vous pourriez voir Daniel ? J’ai l’impression qu’il ne va pas bien en ce moment… Appelez-le tout de suite, ça lui fera plaisir.
Sam raccrocha, se recoiffa et repartit mine de rien. En retournant vers le bureau de son général elle croisa Daniel.
- Sam, je suis allé en salle de contrôle, mais il n’y avait rien !
- Ah bon ? J’ai dû faire une erreur… Répondit-elle avec un sourire avant de s’éloigner.
Deux minutes plus tard elle entra dans le bureau de Jack.
- Carter ! Comme je vous l’avais dit, Daniel est venu juste après vous, mais avant que je lui propose de nous aider à repeindre votre plafond, il a reçu un coup de fil de Sarah. Il ne sera pas libre.
- Quel dommage !
Sam repensa à la façon dont elle avait organisé le voyage de Teal’c sur Chulak et le rendez-vous de Daniel et Sarah, et se dit que c’était définitivement très dur d’obtenir un petit tête à tête !
SganzyUn coup de peigne à droite. Un coup de peigne à gauche. Un coup de peigne vers l’arrière. Mais non ça ne changeait rien ! Pas un cheveu ne se mettait en place. Il avait tout essayé : gel, laque,… mais quoiqu’il fasse ses cheveux restés décoiffés.
Rageur, il plongea sa main dans le pot de gel à l’allure gluante et bizarrement fluo et se la colla sur le crâne. Il l’étala abondamment et pencha la tête sur le côté pour constater le résultat. Artificiellement brillant, mais au moins ses cheveux tenaient bien à plat maintenant.
Il sourit, satisfait, à son reflet et attrapa la bouteille d’eau de cologne. Mais au moment où il en faisait couler un peu dans le creux de sa main, son regard fut attiré par le miroir où il vit lentement mais sûrement sa traditionnelle houppette se dresser sur le haut de son crâne.
J, rageur : non mais c’est pas possible !
Dans sa hargne, il lâcha la bouteille d’eau de Cologne qui alla s’éclater sur le carrelage. Le liquide éclaboussa abondamment ses jambes nues alors qu’il continuait de pester contre sa mèche de cheveux.
Après encore quelques minutes de combat, il se résigna et abandonna la lutte contre ses cheveux. Il poussa rapidement les débris de verres en dans un coin de la salle de bain et alla s’habiller.
Ou du moins, choisir ses vêtements. Des chemises volèrent à travers la pièce, les pantalons s’entassèrent sur le matelas et même son caleçon fut l’objet d’un choix rigoureux. Il savait qu’il était ridicule, mais il ne pouvait pas s’en empêcher. Penser qu’il passerait la journée seul avec Elle, chez Elle, le rendait plus nerveux que jamais.
Et puis, franchement, comment paraître sexy et classe pour faire de la peinture ?
J : De la peinture, Jack, vous allez faire de la peinture! Juste de la peinture ! Ce n’est même pas un rendez-vous !
Fermant les yeux, il attrapa une chemise et un pantalon au hasard. Avec un haussement de sourcil, il constata que ça ferait parfaitement l’affaire. Et au moins, il gardait sa dignité en mettant moins d’une demi-heure à chercher quoi mettre.
Une jambe levée, il s’apprêtait à enfiler son pantalon quand il fut pris d’un puissant éternuement qui le fit basculer en arrière. Grimaçant sous la douleur de son postérieur, il se tapa le front du plat de la main. Ce n’était décidemment pas sa journée….
Il laissa échapper un profond soupir qui attira soudain son attention sur quelque chose. Quelque chose de fort….de fort odorant même. Se souvenant tout à coup de l’accident dans la salle de bain, il se laissa tomber en arrière. Il sentait l’eau de Cologne à 100 mètres.
J : il ne manquait plus que ça ….
Son regard lassé se posa sur le téléphone trônant sur la commode juste au dessus de lui. Il pourrait appeler Sam et lui dire qu’il ne pouvait pas venir. Rien de plus simple et il s’éviterait, il en était sûr, un tas de situations particulièrement gênantes. Son bras se tendit en direction du téléphone, mais stoppa avant de l’atteindre. Il avait enfin une occasion de se retrouver en tête à tête avec elle dans un contexte hors travail, il n’allait tout de même pas laisser passer cette chance ! Non, il devait y aller ! Qui sait ce qu’il pourrait se passer au milieu de ces pots de peinture…
Se levant d’un bond, il courut à la salle de bain. Il frotta longuement ses jambes, mais malheureusement l’odeur semblait belle et bien imprégnée à sa peau. Bien décidé à passer cette maudite journée avec Carter, il alla enfiler trois paires de chaussettes épaisses, espérant que ça suffirait à étouffer l’odeur.
Remarquant qu’il était en retard, il enfila rapidement la chemise et le pantalon et partit en courant. Aujourd’hui c’était tête à tête avec Carter alors aucun retard n’était permis. Il claqua la porte en se demandant si un bouquet de fleurs serait mal pris…
HorusSam avait opté pour une tenue simple mais assez sexy. Elle portait un blue jean et un T-shirt court qui laissait apparaître son nombril.
- Immettable mais parfait pour faire de la peinture et ça devrait faire son petit effet.
Il lui restait une heure avant que Jack arrive. Il fallait maintenant qu’elle prépare son salon pour la peinture. Elle commença par débarrasser un fauteuil mais s’arrêta. Une vision lui vint à l’esprit : Elle admirant les muscles de Jack en plein effort, dans son propre salon. C’est pour ça qu’elle décida que ça allait être lui qui enlèverait les meubles et elle remit le fauteuil à sa place initiale.
- Samantha, tu es un génie !
Après cela elle sortit des bâches et commença à recouvrir le sol et les murs. Puis elle plaça une échelle contre un mur. Voilà tout était prêt. Elle s’assit et contempla son plan infaillible… ou presque. Il lui semblait avoir oublié quelque chose.
- La peinture ! Qu’est-ce que tu peux être idiote Samantha !
Dans sa précipitation pour trouver une excuse pour avoir un tête à tête avec Jack, elle avait complètement oublié ce petit détail. Il ne lui restait que quelques minutes pour agir. Pas le temps de changer de vêtements. Elle écrit un mot qu’elle scotcha sur sa porte :
« Je suis sortie faire une course, je serai de retour dans 5 minutes. ». Elle grimpa dans sa voiture direction le centre ville.
Elle descendit de voiture devant la quincaillerie et fonça directement au rayon peinture. Le rayonnage était pratiquement vide mais la chance sourit à Sam, il restait trois pots de peinture. Elle lu sur l’étiquette :
« Rose lilas ». C’est à ce moment qu’elle vit un vendeur :
- Excusez-moi, vous n’auriez pas une autre couleur ?
- Ah, non, désolé, les ouvriers de l’usine de peinture sont en grève, répondit l’homme.
- Mais je ne vais pas repeindre mon plafond en rose !
- Il faudra attendre la semaine prochaine pour avoir une autre couleur.
- Je vous les prends quand même, je n’ai pas le choix.
Après avoir chargé les 3 pots de peinture à l’arrière de sa voiture, Sam aperçu un étrange scène de l’autre côté de la rue, juste devant le fleuriste. Un homme avec un casque sur la tête - non c’était ses cheveux – en train de sortir quelque chose d’une poubelle. Maintenant il s’approchait d’une voiture et semblait trafiquer quelque chose…
- Mais c’est la voiture du général !
Elle s’élança à travers la rue en criant :
- Hé vous ! Que faites vous ?... Elle s’immobilisa en disant ceci. Mon général ?! Excusez moi, je ne vous avais pas reconnu… La coiffure sans doute.
Le visage de la pauvre Sam vira au
rose lilas. Jack lui tendit ce qu’il avait sorti de la poubelle : des tulipes ! Sam fit de son mieux pour paraître contente.
- Merci… J’adore les tulipes, dit-elle en plongeant son nez dedans à contre coeur.
Elle failli d’ailleurs s’étrangler en sentant leur parfum, ce n’était pas une odeur d’ordure mais de l’eau de toilette, très forte. Mais ça ne semblait pas venir de bouquet mais… de Jack ! Sam eut l’impression de tomber du cinquième étage d’un immeuble, décidément il n’avait rien compris à ce qu’elle voulait faire ce week-end.
SganzyConstatant la grimace mal dissimulée de son amie, Jack sentit son cœur s’accélérait. Il savait que les fleurs seraient de trop, d’ailleurs ils les avaient jeté juste après les avoir acheté, puis reprise, puis rejetées, puis reprises…oh mon dieu ! Et si elle l’avait vu les sortir de cette poubelle ?
Il vit son nez se froncer et renifla à son tour. Bon sang encore cette odeur horrible !
J : désolé j’ai eu un petit…accident avec l’eau de Cologne…
S : oh. Je ne savais pas que vous mettiez de l’eau de Cologne.
J : d’habitude non mais….
Il se tut soudain, réalisant ce qu’il venait malencontreusement d’avouer, et fixa le sol. Il entendit le rire de la jeune femme, suivit quelques secondes plus tard d’une sorte de hoquet. Immédiatement, il releva la tête vers elle. Elle était rouge pivoine et paraissait gênée.
J : Carter, vous vous sentez bien ?
S : oui oui je….je vais retourner à ma voiture, suivez moi qu’on aille se mettre au boulot !
Sans un mot de plus, elle partit presque en courant. Il la regarda s’éloigner, dubitatif, quand soudain quelque chose attira son attention.
J : mais qu’est ce que c’est que ces trucs ?
Elle bondit dans sa voiture et démarra en trombe avant qu’il ait le temps de savoir si il avait eu une vision ou si…elle portait réellement des chaussons en forme de lapin rose. Après quelques secondes supplémentaires de réflexion et clignements d’yeux incompréhensifs, il monta dans sa voiture pour se rendre jusqu’à chez son colonel.
Quand il arriva, quelques minutes plus tard, la porte de la maison était grande ouverte et la voiture de Sam garée de travers. Inquiet, il se précipita à l’intérieur. Il la trouva alors tranquillement assise sur son canapé, l’air de rien.
S : Ah enfin ! Vous en avez mis du temps !
Pour seule réponse, elle eut le droit à un regard dubitatif. Elle était vraiment étrange aujourd’hui…enfin ou c’était elle ou c’était ce maudit gel qui avait été absorbé et grillait ses neurones.
S : Allez au boulot ! Il faudrait commencer par déplacer le canapé et ces deux meubles.
J, avec un sourire charmeur : à vos ordre, mon colonel.
La teinte soudain rose des joues de la jeune femme le fit sourire et le détendit. D’un geste nonchalant, il retira sa veste et la posa sur le portemanteau, quand il se retourna vers elle, elle était toujours debout au milieu du salon, comme figée, les bras ballants et le regard fixé sur lui. Le bref état de relaxation qu’il avait réussi à atteindre prit fin aussitôt…